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C'est l'été

La carrière Wellington, mémorial de la bataille d'Arras

Une ville souterraine

mardi 13.07.2010, 14:00
Nombreux sont les soldats qui ont laissé une trace derrière eux, dans la carrière Wellington. Nombreux sont les soldats qui ont laissé une trace derrière eux, dans la carrière Wellington.

Inaugurée en mars 2008, la carrière Wellington d'Arras s'inscrit dans la lignée de la coupole d'Helfaut, du mémorial de Vimy, de Notre Dame de Lorette et de tous ces lieux emblématiques qui témoignent du passé de l'humanité et notamment de la Première Guerre mondiale.


L'histoire des carrières d'Arras remonte à l'antiquité, époque où les Arrageois ont commencé à creuser la pierre calcaire pour construire habitats, édifices religieux et fortifications. Au Moyen Âge l'exploitation s'est poursuivie formant ainsi des carrières sous le sol de la ville. C'est au printemps 1917, alors que la belle endormie était aux mains des Britanniques, que les tunneliers néo-zélandais de Wellington ont relié les carrières par des galeries de plus de 19 kilomètres. « Cette opération a été menée en vue de préparer la bataille d'Arras, le 17 avril 1917 », confirme Marion Harmel, chargée de promotion à l'office de tourisme d'Arras. Les Britanniques devaient soutenir l'offensive Nivelle du 16 avril 1917, non loin du chemin des Dames.
Après quelques semaines de labeur, où les Néo-Zélandais creusaient à la pioche près de 80 mètres par jour, plus de 24 000 hommes se sont ainsi engouffrés dans les cavités souterraines d'Arras. Ils y ont vécu huit longues journées avant de sortir pour le combat, et beaucoup y ont trouvé la mort.

Le temps
a fait son oeuvre

Ce n'est que depuis deux ans que ces carrières sont ouvertes au public. « En réalité nous ne proposons la visite que d'une petite partie des carrières car le temps a fait son oeuvre et certains endroits sont impraticables », souligne Marion Harmel. C'est donc sous le quartier Ronville, que nous emmènent les guides, toujours disposés à répondre aux questions.
À l'image des soldats britanniques, les visiteurs s'enfoncent dans les galeries sombres, froides et humides. Des ambiances sonores sont recréées au fil de la visite, des aspects de la vie dans les carrières sont abordés comme la messe de Pâques, les repas des tommys et des kiwis qui, visiblement, trouvaient de quoi s'occuper dans la bonne humeur. Les guides ne manquent pas d'anecdotes autour des latrines, par exemple. Fidèles au caractère "british" des Anglais, les officiers parfumaient leur eau au citron tandis que les soldats se contentaient de la même eau pour tous.
Si l'accent est mis sur l'atmosphère, l'histoire n'en est pas pour autant oubliée et la visite, qui dure environ une heure, est extrêmement riche .
Un voyage au coeur de notre histoire qui ne laissera pas indifférent et qui sera généreux d'enseignements tant pour les grands que les petits...
Mélanie LOUF



L'Echo de la Lys



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