n Les chèques livres sont en retard. Depuis plusieurs années, la région participe à l'achat des manuels scolaires en délivrant un chéquier livres aux familles. « À deux jours de la rentrée, ces chéquiers, d'un montant de 70 euros, ne sont toujours pas arrivés », se plaint Philippe Mignot, chef d'établissement du collège et lycée La Malassise, à Saint-Omer. Il pointe du doigt la lourdeur de la procédure mise en place par le Conseil régional qui impose à ses services une saisie des coordonnées de chaque élève, « alors que tous les lycées pourraient fournir des fichiers informatisés ! »
Fausse direction
n Que se passe-t-il à la mairie d'Aire-sur-la-Lys ? L'informatique aurait-il encore fait des siennes ou une employée étourdie se serait-elle égarée dans les méandres de la commune ?
Un récent courrier d'invitation envoyé à L'Écho de la Lys, indiquait rue d'Arras... Les bureaux du journal sont installés au 18, rue de Saint-Omer depuis plus de dix ans, et aucune annexe n'est envisagée... Qu'on se le dise !
Un musée abandonné
n La commune d'Erny-Saint-Julien se réjouissait il y a quelques mois d'accueillir dans le bâtiment de son ancienne école un musée outrelois qui avait pour thème l'école d'autrefois. Finalement, le projet a été tué dans l'oeuf puisque la directrice outreloise a changé d'avis. Il n'y aura donc pas de musée à Erny. Mais alors que faire des vieux bâtiments ?
à chaque fois, c'est le même scénario. Pour les uns, c'est du harcèlement, mais pour la justice, c'est la traque aux passeurs qui profitent des étrangers en situation irrégulière. La semaine dernière deux Érythréens considérés justement comme des passeurs ont été interpellés sur l'aire de Saint-Hilaire-Cottes.
Ces deux-là nient le statut de passeurs qui leur est attribué par les enquêteurs. Ils prétendent aider les clandestins à monter dans les camions à destination de l'Angleterre. Goïtom Hailemikael, 37 ans et Yonas Tesfaukael, 28 ans, ne dérogent pas à la règle. Ils ont été interpellés sur l'aire de repos de l'A26 le 30 juillet dernier après plusieurs nuits de surveillance de la police aux frontières. Les deux Érythréens ont été placés en détention provisoire ce week-end dans l'attente de leur jugement ce lundi 2 août.
Un sac à dos
avec des pinces
Une opération de surveillance a été mise en place les 28-29 et 30 juillet par les agents de la police aux frontières. Elle se fait la nuit, celle-ci étant propice aux activités des groupes de clandestins.
Les policiers observent dans le courant de la première nuit des mouvements. Ils décrivent le mode opératoire des individus qui aident les clandestins à monter dans les camions. L'un fait davantage office de guetteur. L'autre ferme les portes des poids lourds. Les policiers décrivent la tenue vestimentaire des deux Érythréens suspectés d'être les passeurs.
La seconde nuit, le scénario est identique. Deux individus sont à la tête d'un groupe qui avance sur le parking.
L'effectif de surveillance est renforcé afin de procéder à l'interpellation des individus. Parmi les clandestins on note la présence de plusieurs mineurs dont une jeune fille enceinte de six mois.
Un sac à dos contenant des tenailles, pinces... est découvert lors d'une battue organisée aux abords du parking, et dans les bosquets.
Les clandestins n'ont n'y argent sur eux, ni téléphone. Une carte Sim est saisie mais son exploitation ne donnera rien car l'opérateur est d'origine italienne. Lors des auditions, les clandestins sont unanimes et soutiennent la même version : il n'y a pas de passeur. Chacun s'entre aide.
« On n'est pas des passeurs mais des passés », déclarent Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael.
Sauf que l'interprète est témoin d'une déclaration de l'un d'entre eux. Il explique qu'il ne peut pas parler par peur des représailles.
« Des failles
dans le dossier »
Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael sont dans le box des accusés. Ils maintiennent leurs dénégations et prétendent que les policiers sont des menteurs. Malgré la lecture du rapport d'enquête, les Érythréens campent sur leur version.
Face au comportement des prévenus, le Parquet reprend chaque élément du dossier. Le procureur Salimi veut ainsi ôter le moindre doute qui pourrait persister dans l'esprit des juges.
Pour le ministère public, il n'y a aucun doute : les prévenus sont bel et bien des passeurs. Le procureur requiert six mois de prison ferme et une interdiction de territoire français durant cinq ans.
Maître Amourette, avocate de la défense, relève des failles dans la procédure. D'autres passeurs sont évoqués mais brillent par leur absence sur le banc des prévenus. « Pourquoi ? » s'interroge la défense.
L'avocat dénonce un dossier ficelé avec de maigres indices. Comme le sac à dos trouvé à proximité de l'aire d'autoroute. « Rien ne prouve qu'il appartient à l'un ou l'autre ».
Quant aux confidences d'un des clandestins recueillies par l'interprète : « Aucune preuve tangible ne permet de dire que ce témoin désignait Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael. Il manque des éléments objectifs », conclut la défense qui demande la relaxe.
Finalement Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael ont été condamnés à quatre mois de prison ferme à exécuter immédiatement.
C. B.
Les porteurs du projet de télévision de la Côte d'Opale ont eu vingt minutes pour défendre leur vision devant les sages du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Michel Delebarre, président de la SAEM, et ses partenaires, ont convaincu le C.S.A. du bien-fondé d'un projet visant à mutualiser les moyens des différentes chaînes locales existantes.
Damien Carême, ce projet de télévision Côte d'Opale aura-t-il raison des décrochages locaux ?
« Non, pas du tout. Ce n'est pas l'objectif. Chaque télévision, ID 7 pour Dunkerque, l'ASTV pour Grande-Synthe ou Delta TV pour Gravelines, conservera son actualité propre. Cette télévision Côte d'Opale sera le fruit d'une collaboration entre ces trois chaînes, mais aussi avec Calaisis TV par exemple, partie prenante de ce projet. L'idée est de proposer une télévision de territoire et nous avons, d'ores et déjà, quelques collaborations comme l'émission "1, 2, 3 pluriel". L'important est que chaque territoire s'y retrouve. » Est-ce le rôle des collectivités publiques de lancer un tel projet ?
« Les chiffres prouvent qu'aujourd'hui, seules les télévisions locales portées par des partenariats entre le public et le privé subsistent. Et puis, si ce n'est pas nous, un autre se lancera. Nous avons une véritable expérience en matière de télé locale, il serait dommage de ne pas s'en servir. » Jusqu'à quel point la mutualisation est-elle possible ?
« C'est un point important, l'objectif n'est pas forcément de faire plus mais de faire mieux. Il n'y aura pas de surcharge de travail par exemple, un sujet peut tout à fait être repris par l'ensemble des décrochages locaux. L'autre mutualisation possible concerne évidemment les moyens dont dispose chaque télé locale. Nous avons, par exemple, ici à Grande-Synthe un studio de 100 m², une régie qui seront à disposition. » Quelle serait la différence entre France 3 Côte d'Opale par exemple et télé Côte d'Opale ?
« Elle est énorme. France 3 Côte d'Opale dispose d'une équipe qui sillonne toute la Côte d'Opale, elle ne peut évidemment pas être partout. Pour ce projet, chaque territoire aura son équipe avec des journalistes qui connaissent le terrain et ses spécificités. C'est un gain de temps considérable et l'assurance d'une couverture plus pointue. » Certaines voix s'élèvent et craignent un manque d'objectivité ?
« Une télévision trop marquée politiquement ne dure pas, ce serait se tirer une balle dans le pied. Et puis, je peux vous assurer que le C.S.A. est particulièrement vigilant sur ces questions. » Pourquoi est-ce un moment capital pour les télévisions de la Côte d'Opale ?
« Tout simplement parce qu'en décembre 2010, ce sera la fin de l'analogique. Une fréquence sur la T.N.T. permettra par exemple à la télé Côte d'Opale d'être visionnée à Marseille. » Très concrètement, quelle pourrait être la programmation de Télé Côte d'Opale ?
« Chaque télévision locale aura une tranche de diffusion, puis il y a aura le programme Côte d'Opale. L'objectif n'est pas de réaliser des heures et des heures de programme et pour deux raisons : non seulement nous n'en avons pas les moyens et ensuite je pense que fidéliser le public sur une tranche horaire permettra d'avoir beaucoup plus d'impact. »
Ahmed KARA
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José Lénis, capitaine du Ch'ti, est tombé de sa péniche, dimanche, alors qu'il effectuait un amarrage de routine. D'importants moyens avaient été déployés pour retrouver le corps de ce Béthunois de 54 ans. Il a été retrouvé mardi
Un riverain du canal a vu une sorte de ballon dériver dans le cours d'eau, du côté du ponton, à Mont-Bernanchon. Comme il le pressentait, ce qu'il a vu n'était pas un ballon. À y regarder de plus près, il s'agissait bien de la tête du conducteur du Ch'ti. L'homme était tombé deux jours plus tôt de sa péniche.
Les pompiers de Béthune ont été prévenus rapidement, ce mardi, autour de 12 h 30. Vu de l'embarcadère, le corps sans vie dérivait assez vite vers la gauche. Quand il est arrivé près de la rive, les pompiers de Béthune l'ont sorti des flots sous le commandement de l'adjudant-chef Lefebvre. Trois plongeurs des pompiers de Béthune, Avion et Auchel ont opéré, la brigade nautique n'étant pas disponible à cet instant.
Expérimenté
Deux gendarmes lillérois sont arrivés une dizaine de minutes après la sortie du corps, suivis de peu par des militaires de la brigade de recherches et d'investigation de Béthune, pour les premières constatations. Guy Lefebvre, le premier adjoint au maire, assistait à ce pénible spectacle.
José Lénis était un marinier expérimenté, habitué des lieux. Son patron, qui l'a vu tomber et qui a alerté les secours, suppose un malaise. Seul du personnel de service était resté à bord : les passagers de la minicroisière du jour avait débarqué, le temps d'une escale du côté de Géotopia.
Grands moyens
Le capitaine est tombé alors qu'il effectuait une manoeuvre de routine, un amarrage de l'arrière du bâtiment.
Dimanche après-midi et lundi, les grands moyens ont été déployés pour la recherche, sous le regard de l'adjudant-chef Nourry, d'Isbergues. La gendarmerie fluviale, basée à La Bassée, et les plongeurs de la brigade nautique de Calais, renforcée par un nageur venu de Saint-Valery, ont quadrillé les environs du quai avec un sondeur mis à disposition par les Voies navigables de France. Le lundi après-midi, l'hélicoptère de la section aérienne d'Amiens a scruté les eaux troubles avec une caméra thermique.
Ces efforts ont été vains. La fin de l'usage des grands moyens a été décidé lundi, en fin d'après-midi. Le lendemain midi, donc, le coup d'oeil d'un voisin aura suffi. Les enfants et la famille du disparu peuvent commencer leur travail de deuil. La date des funérailles pourra être établie quand les services médicolégaux, qui devaient procéder à un examen ce mercredi, leur rendront le corps.
S. L.
La grève avait été largement annoncée. Cependant, quelques usagers des autoroutes de la SANEF (Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France) ont été surpris. Un drôle de spectacle se jouait à certains péages de la région, vendredi dernier.
Barrières levées, sirènes retentissantes à chaque franchissement de la gare de péage et pourtant des employés en nombre, encourageant les usagers à passer librement. « Nous poursuivrons l'action jusqu'à 4 heures du matin », déclaraient les grévistes.
L'A 1, l'A 2, l'A 4, l'A 16, l'A 26, l'A 29 et même la SAPN (Paris-Normandie), de nombreuses autoroutes ont été perturbées. Les employés voulaient se faire entendre, c'est chose faite.
« Les patrons n'augmentent pas nos salaires et ils donnent aux actionnaires », pouvait-on entendre. « Ils ont fait un bénéfice de 260 millions en 2009 contre 249 millions en 2008, un record en temps de crise », ajoutait Jean-François Jamart, délégué syndical de la Confédération nationale des salariés de France (C.N.S.F.). « Et puis, il y a une compression du personnel, de plus en plus de machines, et nous n'acceptons pas. » La direction avait pourtant reçu l'intersyndicale C.F.T.C.-C.F.D.T.-F.O.-Fat UNSA-C.G.T. et C.N.S.F. le 8 juin. « Mais cela n'a pas abouti, d'après Jean-François Jamart. Ils voulaient nous accorder 0,8 % d'augmentation alors que nous réclamons 1,5 %, comme l'année dernière. » Du côté des dirigeants, on ne comprend pas. « La direction souhaite accorder une augmentation de 0,8 %. Sachant qu'il y a aussi 0,79 % prévu par l'accord d'entreprise et 0,21 % pour les mesures individuelles, on arrive à un total de 1,8 % d'augmentation » signalait Alexandre Delabre, chargé de la communication pour l'exploitation Sanef.
Une réunion a rassemblé à nouveau l'intersyndicale et la direction mercredi 16. « Nous réclamons la même augmentation et une prime de 1000 euros » annonçait Jean-François Jamart un peu avant la rencontre. De nouveaux préavis de grève ont été annoncés pour les 18 et 25 juin si aucune proposition satisfaisante n'est faite de la part de la direction de SANEF.
Mélanie LOUF
n Dans un tract de la C.G.T., on lit : « Le gouvernement ainsi que le député Flageolet ont décidé de faire de notre système de santé une pâle copie du système américain. » Le syndicat est mal informé : le député s'appelle Flajolet.
Bancs publics
n Francis Valentin, ancien conseiller municipal, figure du syndicalisme local, ne rate jamais une occasion de donner son avis sur la vie airoise. Il revient dans une missive sur la dernière réunion du conseil municipal. Il trouve d'abord que Gilles Fievet (divers droite) a eu tort de proposer d'enlever des bancs, place Saint-Pierre, pour les redéployer le long du quai de la Lys. Il trouve ensuite que c'est un manque de respect de parler de photos à mettre dans les cercueils. Il trouve enfin que les réponses apportées par Mlle Catty, adjointe chargée des problèmes d'environnement, sont pleines de bon sens. « Est-ce que ça apporte quelque chose au débat ? » demande lui-même l'intéressé.
L'incroyable talent de M 6
passera par Lille
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Montez votre boîte
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Revue d'actualité avec Pierre de Bousquet de Florian, préfet du Pas-de-Calais[/EMPTYTAG][TEXTE]. [EMPTYTAG]Chômage, sécurité, immigration : comment se porte notre département ? [/EMPTYTAG]
Sécurité.- La tendance est mi-figue, mi-raisin. La délinquance est encore en baisse, moins 2,4 % par rapport au premier trimestre 2009, et la délinquance générale chute de 6,2 %, en particulier les faits de vols à main armée (moins 31 %). Mais les vols à la roulotte progressent de 32 %, ainsi que les cambriolages (plus 1,6 %). « Mais la Cellule anti-cambriolage (CAC) mise en place à la fin de l'automne, obtient de bons résultats, note le préfet. Même si ces bons résultats ne sont pas suffisants pour enrayer la hausse ». La CAC a interpellé deux équipes de cambrioleurs de l'Est parisien, qui auraient commis entre 50 à 100 cambriolages.
Si les atteintes aux biens baissent, celles aux personnes augmentent de 3 %, soit 3 067 faits constatés au premier trimestre de l'année. « Il s'agit surtout de violences intrafamiliales, souvent liées à de fortes consommations d'alcool. On y remédie avec les Parquets, en prononçant des procédures d'éloignement pour l'auteur des faits et en renforçant la prévention sur la consommation excessive d'alcool ».
Globalement, le taux d'élucidation au premier trimestre est de 47 % pour la police, « alors que l'objectif national est de 38 %. Cela signifie que dans le Pas-de-Calais, l'auteur d'un crime ou d'un délit est identifié quasiment une fois sur deux ».
Par contre, les chiffres de la sécurité routière restent mauvais, avec 18 tués sur la route pour ce premier trimestre, d'abord à cause de la vitesse, ensuite de défauts de comportement, puis de l'alcool.
Emploi.- Le chômage reste très élevé dans le département, 13 % au dernier trimestre 2009 contre un chiffre national de 9,6 %. C'est à Calais (16 %) et Lens (14,9 %) que les taux sont les plus élevés. Toutefois, le préfet précise « que la situation s'est moins dégradée qu'au niveau national, nos taux étant déjà très élevés », même si, fin 2009, une « amélioration de la situation dans les entreprises n'a pas amélioré la situation de l'emploi ». Bref, la conjoncture ne s'est pas « retournée ». Mais il y a de l'espoir : « Les entreprises reviennent vers l'intérim ».
L'embauche « chez les jeunes de moins de 25 ans augmente ». Autre raison d'espérer : la sortie de redressement judiciaire de Schaeffler à Calais, le redémarrage d'un four à Arcelor-Mittal à Isbergues en juin et la décision de PSA-Peugeot-Citröen de faire produire les nouveaux moteurs 3 cylindres à la Française de Mécanique, à Douvrin.
Prévention des inondations.- Depuis le passage de Xynthia, la tension a augmenté, les inquiétudes des riverains et des élus des villes côtières également. Mais, assure le préfet, les services de l'État n'ont pas attendu la tempête pour réfléchir à des plans de prévention des risques d'inondation. « Le Pas-de-Calais est menacé par des inondations intérieures et de submersion marine, explique Pierre de Bousquet de Florian. Nous avons anticipé, en mettant en place des dispositions réglementaires, des mesures de contrôle sur les nouvelles constructions qui vont nous conduire à des ajustements de la cartographie des zones submersibles. » En juin, un modèle donnera, par tranche de 100 mètres, la situation pour le Pas-de-Calais. De quoi faire des ajustements sur les plans de prévention des risques des différentes collectivités.
Immigration-. De 1 500 migrants à Calais l'année dernière, le préfet assure qu'aujourd'hui on n'en compte plus que « de 150 à 200 », et « sans que cela se soit déporté ailleurs ». Il subsiste parfois des « petits camps », qui sont « rapidement démantelés ». Les autres camps comme celui de Norrent-Fontes n'ont pas réapparu, affirme-t-il également. Quant à la population des migrants, elle évolue : « On voit plus de Soudanais, moins d'Afghans. Les Soudanais sont moins pacifiques, il y a plus de problèmes avec les autres communautés », ajoute le préfet.
Meilleur ouvrier de France.- Qu'en est-il de David Grigny, d'Auchy-les-Mines, meilleur ouvrier de France voilà deux ans, spécialisé dans la restauration de meubles anciens mais qui ne peut travailler, à cause d'une loi ne permettant qu'aux élèves sortant de trois écoles de restaurer le mobilier du patrimoine national ? Il a renvoyé par lettre recommandée sa belle médaille à Nicolas Sarkozy, qu'il avait interpellé voilà deux ans. Le préfet connaît mal le dossier : « Meilleur ouvrier de France, cela donne une reconnaissance de grandes qualifications, mais c'est peut-être décalé par rapport à une qualification demandée. Cela demande plus d'études. On ne peut pas remettre le patrimoine national dans les mains de n'importe qui ! »
Dorothée CARATINI
n Y a-t-il eu absence d'échanges entre le maire d'Aire, Jean-Claude Dissaux, et les membres de l'association de jumelage de Menden-Lengdrinsen ? Les Allemands vivent mal le changement radical de bureau des Amis de l'Europe, et ils regrettent que le maire d'Aire-sur-la-Lys ne soit jamais allé à leur rencontre, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. La ville, par la voie du conseiller municipal Yves Ballanfat, répond ceci : « Nous avons fait des pas vers eux. Deux de nos courriers demeurent sans réponse, et ils ont été reçus par le maire en personne quand ils sont venus à Aire pour la Sainte-Cécile 2008. » Ce mercredi, les Allemands de Lendringsen auront décidé du sort qu'ils réservent au jumelage qui les lie à la cité de Lydéric.
n Il n'y avait personne à Saint-Omer pour trinquer à l'apéro géant lancé par un adolescent de 16 ans via Facebook, vendredi 7 mai. Ce dernier avait dû retirer son invitation à la suite de sa convocation au commissariat de police. Le préfet en avait décidé ainsi : l'apéro géant, non aux débordements pouvant être lié à la prise d'alcool en trop grande quantité.
Ce n'est pas le premier à être interdit par voix préfectorale. Il y avait eu un précédent, le 19 avril, pour Amiens.
D'accord avec cette mesure, une internaute a comparé le phénomène d'apéro géant avec la fête des voisins : « Mais là, bizarrement, il y a beaucoup moins de jeunes... »
n La présidente du Téléthon, Laurence Thienot-Herman, a annoncé une collecte de 95 200 117 euros cette année, soit une baisse par rapport à 2008. Sans doute la faute à la crise et à une polémique lancée par le président du Sidaction. « C'est grâce à la hargne et a leurs convictions que les organisateurs, donateurs et bénévoles ont porté haut et fort la cause de notre association pour ce 23e Téléthon, toutes et tous vous pouvez être fiers de ce résultat », commente de son côté Gilbert Beauchamp, l'un des responsables départementaux du Téléphon.
Les bénévoles préparent l'édition des 3 et 4 décembre. « Il nous faut adapter notre organisation et notre accompagnement pour que le Téléthon reste un moment fort d'émotions, de folies, de solidarité et de générosité, sans oublier cet aspect social où l'on oublie les classes sociales, les hiérarchies et toutes nos différences », croit le bénévole.
En 2011, la centrale de Gravelines lancera sa série de révision générale sur ses six réacteurs, mis en service voici trente ans pour les plus anciens. Une étape capitale pour l'exploitation
La maîtrise du vieillissement est un axe prioritaire de l'Autorité de sûreté nucléaire, car on en reprend pour une décennie. Et trente ans, cela commence à devenir un âge vénérable. » En quelques mots, Michel Pascal, directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), a situé l'enjeu des visites décennales qui vont démarrer l'année prochaine à la centrale de Gravelines. Les premiers réacteurs nucléaires ont été mis en service au début des années quatre-vingt sur les rives de l'Aa, et ils sont soumis, comme toutes les infrastructures de ce genre, à des arrêts de maintenance stratégiques tous les dix ans. Outre des opérations classiques, comme le rechargement du combustible par exemple, il s'agit de réaliser un bilan de santé complet de la sécurité, incluant des contrôles inflexibles sur l'enceinte, les cuves et les circuits. Prévues pour durer quarante ans au départ, les centrales nucléaires françaises ont bien vieilli selon EDF, et aujourd'hui, on peut envisager de poursuivre leur exploitation jusqu'à 50 ou 60 ans. Mais cette visite décennale permettra de confirmer ou d'infirmer ce pressentiment.
Visites quinquennales ?
Du côté de la commission locale d'information (CLI), on suivra ces grands arrêts avec une vigilance redoublée. D'ailleurs, un an à l'avance, on a déjà commencé à les évoquer, lors d'une réunion plénière qui s'est tenue vendredi en mairie de Gravelines. La CLI envisage ainsi d'associer des experts du nucléaire français au suivi des travaux. Et les associatifs qui siègent au côté des élus, des représentants des salariés, ou des techniciens, dans cette commission, entendent bien jouer leur rôle d'aiguillon, à l'instar de Jean Sename. Le président de l'Adelfa a ainsi suggéré de rencontrer les hommes et les femmes qui travaillent à la centrale, « des gens d'expérience », plutôt que de se contenter d'examiner les structures. Il propose aussi, à partir de 30 ans, de rendre les visites quinquennales, car « plus nous vieillissons, plus les risques sont importants ».
En attendant ces visites, la CLI est revenue sur le bilan du contrôle de la centrale par l'Autorité de sûreté nucléaire. Pas moins de 35 visites ont été réalisées en 2009 par les équipes de François Godin, dont un quart de contrôles inopinés. Au final : une amélioration de la sûreté et de la surveillance des prestataires, malgré le spectaculaire accrochage d'un assemblage combustible qui a émaillé l'été. De quoi s'attaquer avec détermination et optimisme aux chantiers à venir.
Christophe BERRIER
« Welkom bij Vlannderen ! » (c'est-à-dire « Bienvenue en Flandre ! » en néerlandais) a lancé solennellement, mais dans un large sourire, Jean-Claude Dissaux à son conseil municipal, jeudi soir, à l'ouverture de la séance. Rires dans la salle... Des élus avaient compris que l'info sur le rattachement de la ville d'Aire-sur-la-Lys à la Flandre n'étaient pas publiée le 1er avril pour rien. Il s'agissait évidemment d'un poisson.
L'association Terre d'errance attire l'attention sur la situation d'Abraham Mahari Gebremesked. Abraham a fui son pays natal, l'Érythrée, après avoir subi l'emprisonnement et la torture pour lui faire abjurer sa foi. Sa religion, le pentecôtisme, y est interdite.
Emprisonné un an et demi durant à partir de 2001, il a de nouveau été persécuté pendant son service militaire obligatoire, pour les mêmes raisons. Il parvient à s'échapper en 2005, ce qui lui vaut d'être considéré comme déserteur dans son pays.
Arrivé à Paris, il demande la protection de la France, laquelle lui est refusée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Il ignore alors que les décisions de l'OFPRA peuvent être contestées devant la Cour nationale du droit d'asile, et n'y dépose donc pas de recours.
Abraham se joint à un groupe de compatriotes érythréens et gagne l'Angleterre où il travaille pendant deux ans, au noir. C'est le paradoxe de la Grande-Bretagne, on peut y circuler sans papier, mais sans papier on n'a pas le droit d'y travailler. « En Angleterre, des charters d'expulsés décollent tous les mardis pour l'Afghanistan », signale Thomas Suel, militant de Terre d'errance.
Contrôlé sur son lieu de travail, Abraham est quant à lui renvoyé en France, le pays ayant enregistré ses empreintes digitales. Mais dès son arrivée sur le sol français, la police lui fait savoir qu'il fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière.
Tout en étant sommé de quitter le territoire français, le ressortissant érythréen n'est pas expulsé vers son pays d'origine. De nombreuses organisations - dont Amnesty International, Human Right Watch et les Nations unies - s'opposent d'ailleurs au renvoi en Érythrée des demandeurs d'asile déboutés. Parce qu'ils y risquent la prison et la torture.
Abraham refait alors la traversée clandestine vers l'Angleterre. Il compte alors y demander l'asile, ignorant que le règlement Dublin 2 n'autorise cette sollicitation que dans un seul pays de l'espace Schengen. Repéré par le chauffeur du camion, il est remis aux autorités puis, pour la seconde fois, expulsé vers la France.
Depuis, Abraham est en France, mais dans une sorte de flou juridique que dénonce Terre d'errance. Sa deuxième demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA « faute d'éléments nouveaux » dans sa situation. Le recours qui a suivi a été rejeté par la CNDA. L'exilé érythréen est dans l'impasse, entre l'impossibilité de retourner dans un pays où il sera en danger de mort, et le refus réitéré d'asile politique du seul pays d'Europe où il est autorisé à le demander.
Il reste à Abraham la possibilité de déposer un recours au Conseil d'État, explique Jérémy Nourry, de Terre d'errance, mais les frais à engager sont un obstacle insurmontable pour l'Érythréen. Abraham, avec le soutien de l'association, a demandé à deux reprises au préfet du Pas-de-Calais de régulariser sa situation. « Au moins pour un an », précise Thomas Suel, « ça lui suffirait pour vivre sereinement le temps de constituer un dossier de demande d'asile solide. » La préfecture n'a pas accédé à la requête d'Abraham et de Terre d'errance. Un courrier à la présidente de l'association lui rappelle qu'Abraham n'a pas déposé de recours après le premier refus de l'OFPRA et qu'il a déposé une autre demande, sous un faux nom, en mars 2009. « Abraham a commis là une erreur, reconnaît Jérémy Nourry. Mais c'est parce qu'il ne sait plus quoi faire pour être entendu. » Devant la fermeté de la préfecture du Pas-de-Calais, Terre d'errance a convaincu Abraham de sortir de la discrétion. Une pétition circule pour demander au préfet « d'user de son pouvoir discrétionnaire pour autoriser Abraham à vivre parmi nous ! » Plus de deux cents signatures ont déjà été recueillies.
« Je ne veux pas retourner dans la rue », clame Abraham, gardant un horrible souvenir de son errance à Paris. « Je ne suis pas alcoolique, je ne me drogue pas. Je ne fais pas de problèmes. Je suis en bonne santé. Je veux juste vivre ici, et travailler. » Abraham Mehari Gebremesked a commencé d'apprendre le français. Il rêve de devenir cuisinier, et d'une vie enfin tranquille.
Grégory FAUCQUEZ
Vos réactions dans www.lechodelalys.fr La pétition « Non au renvoi d'Abraham en Érythrée » est disponible à terrederrance.wordpress.com
Philippe Debakker, 37 ans, comparait au tribunal de Saint-Omer jeudi 25 février car il a fait usage de stupéfiants le 4 avril 2009 à son domicile d'Aire-sur-la-Lys.
L'histoire peut sembler banale mais une catastrophe a été évitée de justesse. Ce jour-là, son fils Sullivan, dont il n'a pas la garde, est présent dans l'appartement. Il est 17 heures. Philippe fait chauffer une poêle pour faire à manger au petit garçon. Assommé par les effets du joint pris quelques minutes plus tôt, il s'endort lourdement. L'ustensile de cuisine continue à chauffer, et bientôt l'appartement est totalement enfumé. La soeur du prévenu arrive alors et immédiatement enlève la poêle du feu et ouvre la fenêtre. Tout le monde est sauf, le drame est évité.
À la barre, le père explique qu'il « a du mal à se remettre de sa rupture d'avec la mère de son fils ». Il est sous antidépresseurs et déclare que ce jour-là, il a préféré fumer un joint plutôt que de prendre son traitement médicamenteux pour la dépression : « les cachets, c'est pas bon, on n'est pas dans son état normal avec ça ». Il avoue ainsi fumer un joint par semaine, mais insiste sur le fait qu'il s'occupe très bien de son fils quand il lui est confié.
À l'audience, on lui fait remarquer qu'il a déjà été condamné pour usage de stupéfiants. Il rétorque alors qu'il a payé 275 euros d'amende : « c'est bien payé pour trois mégots », dit-il.
Philippe Debakker est condamné à 70 heures de travail d'intérêt général. Il devra effectuer sa peine dans un délai de 1 an.
F.J.-D.
Le 12 janvier 2010, à 16 h 53, la terre tremble en Haïti, entraînant une catastrophe humanitaire sans précédent. Des milliers de victimes, de blessés et de rescapés qu'il faut aider et secourir sans attendre.
N'écoutant que leur coeur, deux bénévoles du Détachement Aide et de Secours Urgence du Département 62 (DASUD 62), avec quatre de leurs amis, arrivent le 16 janvier sur place.
Après un long périple pour arriver à Jacmel, à 50 km de Port-au-Prince, ils se mettent immédiatement au travail sous la protection des Casques bleus de l'ONU. Leur mission comporte trois actions : apporter les soins à la population, effectuer des recherches dans les décombres et faire des reconnaissances sur les sites voisins.
Dans une chaleur avoisinant les 40 à 50°, leur tâche n'est pas facile, et, même s'ils dorment très peu, à même le sol, leurs pensées ne vont qu'aux Haïtiens qui vont vivre durant de longs mois dans des conditions très difficiles.
Le meilleur souvenir qu'ils garderont, sera la découverte de la petite Élisabeth, âgée de seulement 23 jours. Elle fut immédiatement rebaptisée, dans ce pays très croyant, "Enfant de Dieu." Si Olivier et Didier sont revenus d'Haïti fiers de l'aide qu'ils ont pu apporter à ce pays, ils restent frustrés et dépités du temps perdu avant d'arriver sur les lieux. Un manque de cohésion.
Cette initiative du DASUD 62 a reçu le soutien de la CASO qui a débloqué 5 000 euros pour l'achat de billets d'avion. Le coût d'une telle mission approche les 20 000 euros.
La simple "potabilisation" de l'eau coûte à elle seule 9 000 euros. D'ailleurs l'équipement a été laissé sur place pour permettre aux Haïtiens de profiter d'eau potable durant un an.
Le DASUD 62 intervient partout dans le monde, et il est composé de bénévoles, comme Olivier et Didier, qui se mobilisent sur leur temps de congés sans aucune indemnité financière. Dans le seul but comme ils disent : « De les aider, eux, qui n'ont rien alors que nous avons tout ! » Chapeau messieurs ! et merci pour eux...
Jackie AUBÉ
n « Vous pensez sûrement que pour être maire il faut en avoir les gènes. C'est pourtant mission impossible vous avez trop de haine » Ça sonne comme du rap et c'est sous la plume de l'adjoint au maire d'Aire Daniel Marquant qu'on la lu.
Explication de texte : les « gènes » font ici référence à Gilles Fievet, dont le père fut maire d'Estrée-Blanche.
Van Beveren en tête sur Google
n Ce mardi, sous l'onglet Google actualités, le prénom « Adrien » proposait en priorité le pilote racquinghémois, deuxième de l'Enduropale. Il était à cet instant précis plus populaire que le chanteur de BB Brunes. Mercredi matin, il était encore là, en neuvième position.
s'offre des fleurs
n Selon un récent sondage, seuls 8 % des habitants du Nord-Pas-de-Calais savent que Daniel Percheron est le président de notre région. Mardi soir, lors du lancement des travaux de restauration de l'église de Bomy, il a pris soin de décliner son identité et son titre à chaque poignée de mains : « Bonjour, Daniel Percheron, président de la région. » Une impopularité qui n'empêche pas la confiance en soi. Ce mardi matin, sur les ondes de France Inter, le président Percheron qualifiait son propre bilan de « remarquable, oui, remarquable ».
Et de six
pour Bomy
n Décidément, les Bominois aiment leur commune et le font savoir. Désormais, il n'y en a plus cinq, mais bien six sites internet qui parlent de Bomy. En premier l'association A la découverte de Bomy qui possède à lui tout seul deux adresses (decouvertebomy.centerblog.net et http://sites.google.com/site/decouvertebomy), un blog réalisé par Rudy Pauchet sur l'histoire et les cartes postales en référence à son village (http://bomyphoto.centerblog.net), un site photos (http://picasaweb.google.com/decouvertebomy), un site reprenant l'identité de la commune (http://communedebomy.free.fr), et maintenant, le site internet officiel de Bomy (www.bomy.fr).
SOS Amitié
à l'écoute
des agriculteurs
n « Redonner confiance en soi et goût à la vie, faire émerger les potentialités personnelles et professionnelles des appelants, jeunes ou moins jeunes. » Tels sont les objectifs que la MSA et SOS Amitié entendent mettre en oeuvre pour lutter efficacement contre la détresse sociale et financière qui touche particulièrement le monde agricole.
Pour ce faire, une équipe assure, 24 h sur 24 et 365 jours par an, une écoute téléphonique à la personne.
Les numéros d'appel de SOS Amitié sont : Pour le département du Pas-de-Calais : 03 21 71 01 71 Pour le département du Nord : 03 20 55 77 77
Nos députés sont-ils favorables à un report au-delà de soixante ans de l'âge légal de la retraite ?
OUI, pour André Flajolet, le député U.M.P. de Béthune.
- « Oui, parce que le principe est dépassé et mis à mal par des dérogations. Beaucoup d'élus attachés à ce principe mythique ne se l'appliquent pas à eux-mêmes.
« Certains métiers d'hier ont provoqué la création de régimes où l'âge de la retraite est antérieur à 60 ans : il faut réviser ces situations car certains "avantages acquis" ne se justifient plus.
« La vie économique dans la mondialisation, l'aspiration individuelle ou les contraintes familiales, l'allongement de la durée de la vie et le nombre de retraités par rapport aux actifs sont de nouvelles données à prendre en compte.
« Je suis pour un système de solidarité de base au profit de tous qui tient compte des nouvelles pénibilités et des choix personnels. Il est urgent de consolider les fondements du système, de simplifier et rendre lisible les nouvelles règles collectives, d'organiser un accès responsable à des complémentaires garanties par la puissance publique. Ce chantier urgent relève de la discussion avec les partenaires sociaux et de la décision de la représentation nationale. » NON, pour Michel Lefait, le député P.S. de Saint-Omer.
- « Non, car la retraite à 60 ans est un acquis social majeur et une mesure de justice qui a changé la vie de nombreux travailleurs. En tout cas, même si certains ne cherchent à régler le problème que par la facilité d'un allongement et d'une augmentation des cotisations, rien ne doit être modifié en la matière aussi longtemps que les quatre préalables suivants ne seront pas satisfaits : « 1. Que la pénibilité au travail soit formellement intégrée comme critère de calcul pour que certains puissent partir avant 60 ans. Car, si la durée de vie augmente, elle varie beaucoup selon les catégories socioprofessionnelles ; « 2. Que d'autres sources de financement des retraites soient retenues : taxation des stocks options, bonus, parachutes dorés, abandon du bouclier fiscal par exemple ; « 3. Que la pérennité du système de retraite par répartition soit solennellement garantie par la loi ; « 4. Enfin, que le montant des petites retraites soit immédiatement et significativement augmenté. »
n Le socialiste isberguois Jacques Napieraj, jamais avare de bons mots, a lancé la semaine dernière à sa cérémonie municipale des voeux : « Mais c'est quoi, ce pays ? On m'a appris à ne jamais mettre un robinet à côté d'une prise électrique. » Il ironisait à propos du double salaire d'Henri Proglio, patron d'EDF et Veolia.
Chien et chat
Jöel Duquenoy, président de la communauté d'agglomération de St-Omer, et Emmanuel Cau, vice-président du conseil régional, ont présenté ensemble une action relative au plan climat territorial (voir page 19). La tête du vice-président ne nous était pas inconnue. Mais où l'avait-on déja vu ? Ah oui ! À une manifestation contre Flamoval... (voir page 5)
Un certain Voltaire
L'autre mardi, un Airois pousse la porte de notre agence et nous assure de son soutien, scandalisé par la brutalité ce qu'il venait de lire dans un certain bulletin municipal. Il avait avec lui quelques citations de Voltaire, dont voici un extrait : « Chaque citoyen peut parler par écrit à la nation, et chaque lecteur examine à loisir, et sans passion, ce que ce compatriote lui dit par la voie de la presse. Nos cercles peuvent quelquefois être tumultueux : ce n'est que dans le recueillement du cabinet qu'on peut bien juger. » Voilà qui en impose et relève le débat.
Notre mise au point est à lire en page 9.
Qu'il me soit tout d'abord permis d'adresser du fond du coeur à tous les habitants des 48 communes de la circonscription mes voeux de bonheur, santé et prospérité pour cette nouvelle année.
Je sais ce que cet exercice peut avoir de rituel et de convenu, mais je crois profondément que la dureté des temps actuels sera un peu mieux supportable pour tous si nous mettons davantage de fraternité dans nos rapports humains et si nous regardons l'autre avec un surcroît de tolérance et de générosité.
La crise financière mondiale, qui s'est prolongée en une crise économique puis sociale dévastatrice pour les plus faibles, a cruellement révélé les injustices qui règnent à tous les niveaux de notre société.
Or, malgré leur contrition publique, les responsables de ce séisme économique et financier sans précédent n'ont rien appris de cette expérience et rien oublié de leurs turpitudes. L'avidité sans bornes et la cupidité de ceux qui s'enrichissent en dormant, ont vite repris le dessus et tout recommence comme avant.
Sans se soucier de ceux que leur appât du gain broie et accule au désespoir. En cette France, que nous aimons tant, les choses ne vont guère mieux... Après l'espoir suscité par certains mots justes lors de la campagne présidentielle, jamais la déception et la rancoeur de nos compatriotes n'ont été aussi grandes.
Austérité et vie chère en lieu et place du pouvoir d'achat, chômage accru plutôt que plein emploi, favoritisme et esprit de clan comme République irréprochable, bouclier fiscal pour les riches, taxes et ponctions multiples pour les classes moyennes et populaires : à l'aube du reniement allègre des promesses, de la dépense insolente des deniers publics et de la morgue de ceux qui se croient intouchables, les tenants du pouvoir national méritent assurément la palme olympique... Tout cela prêterait à sourire si derrière ces agissements, ce n'était pas la foi en notre pacte républicain qui se trouve gravement atteint. Je souhaite donc que la raison revienne vite chez ceux qui nous dirigent.
Quant à notre territoire si durement éprouvé dans l'indifférence et l'abandon quasi complet d'un pouvoir central partisan, je suis de plus en plus persuadé qu'il ne doit compter que sur lui-même pour s'en sortir. Mais je sais aussi que nous y parviendrons tous ensemble, tant les hommes et les femmes d'ici sont volontaires et courageux. Et nous retrouverons bientôt, grâce à l'union et à la rage de vaincre et de survivre qui nous anime tous, le chemin de la prospérité durable et équitablement partagée.
C'est non seulement le voeu que je forme pour chacune et chacun d'entre vous, mais aussi la résolution inébranlable que je vous demande de prendre avec moi.
Bonne année 2010 à toutes et à tous.