Les échos

LA PHOTO DE LA SEMAINE

jeudi 05.04.2012, 14:00

Plusieurs semaines après la destruction du camp de migrants de Norrent-Fontes, les bénévoles de Terre d'errance s'investissent pour aider à reconstruire des abris. Depuis deux semaines, des personnes venues de toute la région, et même de plus loin, offrent leur aide. Avec le coup de pouce de l'association Médecins du monde, ils sont en train de bâtir des préfabriqués en bois isolés avec portes, fenêtres, charpente et toiture en tôle. Quatre structures au total, trois dortoirs et un lieu de vie, seront installées. Plus solides et plus humaines, ces maisonnettes offriront un minimum de confort aux migrants de passage.

L'Echo de la Lys

Les échos

Bain de foule pour le ministre

jeudi 26.01.2012, 14:00

- Après Le Touquet et Arques, le ministre des Sports, David Douillet, a fait une halte à la base nautique Robert-Pecqueur de Saint-Laurent-Blangy.
L'ancien grand sportif a visité l'installation dans le cadre d'une tournée dans les structures qui serviront de base arrière lors des Jeux olympiques de Londres. Il a assisté à une démonstration de jeunes athlètes sur le bassin d'eaux vives, puis a pu découvrir la toute nouvelle salle de musculation.
Les élus de la communauté urbaine d'Arras lui ont également présenté sur plan le projet d'extension de la base et les travaux du port fluvial. Le ministre souhaitait avant tout voir le tank à pagaie, mais l'accès au site, toujours en travaux, et l'état actuel d'avancement des travaux ne lui a pas permis.
Partie remise Monsieur le ministre ?

L'Echo de la Lys

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LA PHOTO DE LA SEMAINE

jeudi 12.01.2012, 14:00

À Roquetoire, le « Bienvenue » de lumière perché à l'entrée du village est devenu « Venu ». Sûrement une blague du père Noël qui a voulu laisser son empreinte avant de partir. Les Roquestoriens attendent maintenant les voeux de leur maire, dimanche, pour savoir ce que le gros bonhomme rouge a apporté à leur commune.

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Quand les jouets du père Noël déraillent

jeudi 29.12.2011, 14:00

- Depuis quelques années, une autre tradition s'est mise en place après Noël. Elle est devenue incontournable dans toutes les grandes enseignes. Quand les cadeaux offerts ne fonctionnent pas, c'est retour à la case départ.
Dans l'hypermarché d'Aire-sur-la-Lys, on ne déroge pas à la règle. Dès lundi matin, l'accueil a été pris d'assaut par des personnes ayant toutes un point commun : jouet ou cadeau dans une main et ticket de caisse du père Noël dans l'autre.
Même s'il arrive que le jouet ne fonctionne pas par manque, tout simplement, de piles ou de mise en marche de l'appareil, on distingue deux types de pannes, la première, les réparables, c'est-à-dire celles où les fournisseurs des produits disposent d'un service après-vente. Si c'est le cas, direction le service après-vente de l'hyper (un quart des retours). Comptez quinze jours à trois semaines de délai. Si l'objet n'est pas réparable, le client est remboursé.
Françoise s'occupe du SAV de l'hyper airois. Elle note depuis quelques années une baisse du nombre de retour. Depuis lundi, seulement cinq à six produits.
Parmi eux : une console de jeu, une voiture télécommandée, un ordinateur éducatif ou un jeu vidéo.
Dès lors, on peut se poser la question : les produits sont-ils plus fiables ? Ou les ventes de cadeaux ont-elles diminué dans le magasin ? Sur ce point, le directeur du magasin nous rassure. Le nombre de jouets vendus a été en hausse cette année. Les cadeaux achetés sont aussi très différents : de nombreuses personnes offrent des tablettes tactiles, des consoles, mais moins de jouets. Néanmoins, comme toute tradition qui se respecte, ce sont bien les jouets qui restent les produits les plus retournés. Au total, lundi 26 décembre, presque cinq caddies de jouets et de cadeaux ont été remplis.
Notez enfin que tous les produits retournés ne le sont pas uniquement parce qu'ils ne fonctionnent pas. Certains enfants ou adultes ont eu à la fois de la chance d'avoir une multitude de cadeaux et la malchance de s'être vu offrir plusieurs fois le même. Erreur de commande au labo du père Noël ou enfants prévoyants, la parade se trouve sur Internet. Si vous ne pouvez plus retourner votre produit, il vous reste la revente. L'argent ainsi récolté permettra de profiter d'un deuxième Noël avant l'heure.

L'Echo de la Lys

Les échos

Primaires : qui roule pour qui ?

jeudi 06.10.2011, 14:00

Dimanche, c'est le premier tour de la primaire socialiste. Qui vote pour qui dans le territoire ? Petit tour d'horizon non exhaustif.
Martine Aubry réunit le plus de suffrages dans les terres socialistes de l'Artois. Dominique Dupilet, président du conseil général, a déjà clairement affiché son soutien lors de nombreuses réunions. À ses côtés, Michel Dagbert (maire de Barlin), Alain Wacheux (vice-président du conseil régional, maire de Bruay, président de la communauté d'agglomération Béthune-Bruay), Nadine Lefebvre, maire de Beuvry, Thierry Tassez, maire de Verquin, le député et maire de Labuissière Serge Janquin... « Elle donne une image de crédibilité, explique Dominique Dupilet. Elle a remis de l'ordre et de la méthode au sein du Parti socialiste ».
Marie-Noëlle Lienemann, ancienne candidate aux législatives à Béthune, a également choisi de soutenir Mme Aubry. S'ajoutent Daniel Boys, Catherine Génisson, et des personnalités de la société civile, comme Jean-Paul Korbas, directeur culturel à Bruay-la-Buissière, ou la directrice de Culture commune Chantal Lamarre.

Jean-Michel Baylet
Le candidat du Parti radical de Gauche ne peut pas s'appuyer sur une base aussi puissante que ses concurrents, mais il a quand même quelques supporters, dont le maire de Béthune, Stéphane Saint-André, et des membres de son équipe municipale : Évelyne Planquelle, Jean-René Boutinon... Jean-Michel Baylet voit en Stéphane Saint-André un futur « député de la circonscription ».

François Hollande
C'est logiquement que François Hollande joue le coude à coude avec Martine Aubry dans les coeurs de militants socialistes de la région.
Samedi 1er octobre, de jeunes socialistes, à Bruay-la-Buissière, ont tenu à redire leur soutien à François Hollande. Tout comme Raymond Gaquère, conseiller général, maire de La Couture, Odette Duriez, maire de Cambrin et toute nouvelle sénatrice et Alain Delannoy, maire de Lapugnoy, conseiller général, qui, à défaut de ne pouvoir soutenir la candidature de DSK, a choisi François Hollande : « Il incarne le franc parler. Il fait partie des gens qui suivent de A à Z les dossiers et il s'engage sur le terrain. ». Un avis partagé par le président du conseil régional, Daniel Percheron, et l'ancien maire de Béthune Jacques Mellick. L'ancien premier secrétaire du Parti socialiste pourrait également compter sur Jean-Pierre Kucheida, député et maire de Liévin. En septembre, d'ailleurs, l'élu corrézien avait été reçu par la commune en grande pompe.

Arnaud Montebourg

Pas simple de trouver des personnalités qui, dans la région, ont choisi de soutenir Arnaud Montebourg. Le candidat parcourt pourtant tout le territoire hexagonal en quête de voix... et d'oreilles pour l'entendre.

Ségolène Royal
L'ancienne candidate à l'élection présidentielle peine à retrouver l'éclat d'antan. Les soutiens d'hier ne sont pas tous les soutiens d'aujourd'hui.
Elle a su conserver quelques fidèles, comme François Queste, secrétaire adjoint de la section socialiste de Béthune. Autre soutien important, le maire de Bully-les-Mines, François Lemaire, qui avait même compté sur sa visite, finalement annulée, le 3 octobre dernier.

Manuel Valls
Sur Facebook, 17 personnes seulement aiment la page "comité de soutien à Manuel Valls, Nord Pas-de-Calais/Picardie". Et nous n'avons pas trouvé de soutien déclaré dans le département pour le maire d'Evry.

Le


mystère
Il y en a un qui garde le mystère : le maire de Lens, Guy Delcourt. Il refuse de dire pour qui il va voter avant les résultats du premier tour. Il a quand même précisé que son coeur balançait entre François Hollande et Martine Aubry.

Dorothée CARATINI

L'Echo de la Lys

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L'enseignement catho se rebelle

jeudi 15.09.2011, 14:00

L'appel de l'Église a été entendu. Ses 620 établissements d'enseignement du Nord-Pas-de-Calais se rebiffent cette semaine contre le gouvernement en arborant des calicots larges de 4 mètres, comme ici à l'école du Sacré-Coeur d'Aire-sur-la-Lys. On y lit : « Les suppressions d'emploi, ça suffit ! Nous voulons rester ouverts à tous. » Des courriers ont été envoyés par les écoles aux parents d'élève. Dans l'académie de Lille, 300 emplois d'enseignants du privé viennent d'être retranchés. Sur quatre ans, ce chiffre monte à 480. Les syndicats du privé annoncent qu'ils seront, aux côté de l'enseignement public, de la grève du 27 septembre contre le non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite. En juin, les écoles catholiques de la région avaient écrit leurs inquiétudes à 1 700 élus.

L'Echo de la Lys

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André Flajolet décroche un Gérard

jeudi 19.05.2011, 14:00

 L'autre mardi, à la faveur d'une cérémonie potache diffusée à la télé sur Paris Première en direct du théâtre le Palace, André Flajolet a remporté le « Gérard du député qui se mange ». Il devançait dans sa catégorie le Calaisien Gilles Cocquempot, les Normands Christophe Bouillon et Jean-Paul Lecocq, le Parisien Philippe Goujon, le Francilien Roland Muzeau et le Bourguignon Jean-Marc Nesme. Le maire de Saint-Venant n'était évidemment pas présent pour récupérer son prix. « Il est en boîte, il se la pète un peu », d'après les explications des présentateurs.
Nicolas Sarkozy a reçu le « Gérard de la petite phrase qui le suivra jusqu'à la tombe » pour son « Casse-toi pauv'con ». Frédéric Lefebvre s'illustre avec deux prix : celui du « simplet dont on frémit à la pensée qu'il ait des responsabilités » et celui du « ministre qui lèche le plus les bottes de son président » pour sa phrase : « Nicolas Sarkozy a un tort, c'est qu'il a raison trop tôt. » Dans la lignée des Gérard de la télévision et des Gérard du cinéma, les Gérard de la politique gratifient désormais le « pire des politiques ». Ils sont attribués par un jury rassemblant les journalistes Philippe Tesson, Bruno Roger-Petit, Éric Naulleau, Éric Brunet, Philippe Bouvard, Guy Birenbaum et Karl Zéro, ainsi que le médecin urgentiste Patrick Pelloux et le dessinateur Olivier Ranson.
On ne sait pas si la catégorie du « député qui se mange » - qui a la particularité de viser des patronymes plutôt que des actes - sera conservée en 2012. Les organisateurs pourraient la remplacer par celle du « député qui se boit » dans laquelle concourraient Étienne Pinte, Étienne Blanc ou Philippe Vittel.

L'Echo de la Lys

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Myopathies : la télé rassure Flajolet

jeudi 03.02.2011, 14:00

n En participant à une pétition, le député André Flajolet (U.M.P.) avait exprimé son inquiétude sur l'avenir du Téléthon à la télé. Le président-directeur général de France Télévisions l'a rassuré. Dans un courrier en date du 14 janvier, Rémy Pfimlin écrit : «  Il n'est aucunement dans les intentions de France Télévisions de remettre en cause l'engagement qui est le sien, depuis plus de vingt ans, aux côtés de l'Association française contre les myopathies. (...) La convention liant France Télévisions à l'A.F.M. arrive prochainement à échéance. Son renouvellement fera l'objet de discussions. (...) Je souhaite qu'elles soient guidées par le souci commun d'aboutir à une émission innovante, plus moderne dans sa forme et plus efficace dans l'atteinte de ses objectifs. »
Jacques Ledoux reclaque la porte
n Après avoir démissionné la semaine dernière du club des aînés de Racquinghem (votre édition précédente), Jacques Ledoux claque la porte des anciens combattants de Racquinghem-Wardrecques. Il y a quelques semaines, l'association avait été le théâtre d'une guerre des chefs. Les maires des deux communes étaient montés au créneau pour réclamer la paix des braves. Le départ de Jacques Ledoux sonnera-t-il la trêve ?

Philippe Bouvard
à Saint-Floris ?

n Le maire de Saint-Floris s'appelle Guy, et non Philippe. Nos lecteurs, la semaine dernière, auront rectifié eux-mêmes...

L'Echo de la Lys

Les échos

Les nouveaux responsables agricoles du coin

jeudi 27.01.2011, 14:00

 Les élections syndicales à la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Pas-de-Calais se déroulent tous les trois ans.
Canton d'Aire sur la Lys : Jean-Pierre Ceugniet et Benoît Lainé, tous les deux exploitants à Aire, ont respectivement été élus, président et vice-président du canton d'Aire.
Canton de Norrent Fontes : Le 19 janvier dernier, à la salle des fêtes de Saint-Hilaires-Cottes, les adhérents du canton ont réélu Denis Varet, agriculteur à Burbure, à la tête du canton de Norrent-Fontes pour la FDSEA et Clément Cuvillier exploitant à Ferfay à la vice-présidence.

L'Echo de la Lys

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Ben Ali, l'ex-président tunisien, était-il vraiment un dictateur ?

jeudi 20.01.2011, 14:00

 Journalistes et blogueurs tunisiens étaient bridés pendant que la police de Ben Ali tirait à balles réelles sur des manifestants. Avant la fuite du dirigeant, la voix de la France n'a pas été celle de la condamnation. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a proposé son aide technique à la police tunisienne alors que le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, venait d'affirmer à la télé que la Tunisie n'était pas vraiment une dictature. Que pensent nos députés de la manière dont la patrie des droits de l'homme s'est distinguée dans cette affaire ? Ben Ali était-il un dictateur, oui ou non ?
Michel Lefait, le député P.S. de Saint-Omer, dit OUI. - «  C'est bien d'un dictateur aux mains tachées de sang que se sont délivré les Tunisiens le 15 janvier dernier, après un règne sans partage de vingt-trois ans.
« Encouragé par la complaisance des dirigeants occidentaux, au motif qu'il aurait endigué l'islamisme et obtenu quelques succès économiques, Ben Ali avait installé peu à peu un système népotique familial s'appuyant sur la peur, la confiscation des libertés, la corruption généralisée et d'insupportables inégalités. Voilà pourquoi, sourde et aveugle, l'Union européenne, France en tête, lui a manifesté jusqu'au bout un soutien sans faille, niant l'évidence d'un régime policier brutal, autocrate et avide.
« Depuis 1987, de droite comme de gauche, la France officielle a refusé d'entendre les appels au secours de l'opposition tunisienne, au nom d'une realpolitik bien peu réaliste et bien peu politique. Au prétexte fallacieux qu'il protégeait le pays de l'islamisme, on se refusait à en reconnaître la vraie nature, le président de la République française allant même jusqu'à qualifier le régime Ben Ali de "merveilleux" lors d'un voyage officiel en 2008 !
« L'avenir nous dira que ce ne fut pas seulement une faute morale, mais plus grave encore, une erreur politique. Comment ne pas trouver affligeante et scandaleuse la proposition de Mme Alliot-Marie d'apporter à la dictature une aide technique policière pour mater la rébellion, alors que le peuple tunisien était en droit d'attendre du pays des droits de l'homme soutien et solidarité dans son combat pour la démocratie et la liberté ?
« On mesure à ces comportements officiels et assumés de nos dirigeants à quel point la France a perdu de son crédit international et de sa qualification à se proclamer nation des Lumières, émancipatrice des peuples opprimés. S'il veut redorer quelque peu son blason et se racheter de ses errements récents, il faut que notre pays fasse autre chose que publier des communiqués élyséens sans portée, mais agisse au contraire concrètement et sans arrogance pour consolider la jeune démocratie tunisienne qui doit être une promesse pour les peuples et un cauchemar pour les dictateurs. » André Flajolet, le député U.M.P. de Béthune, dit OUI. - « Les Tunisiens ont étonné le monde, comme leur dirigeant parti rapidement sous la pression de l'armée, dernier rempart des valeurs démocratiques dans un pays qui n'en a connu aucun des avantages.
« La France institutionnelle a montré, toutes tendances confondues, sa difficulté à croire aux lendemains réels, structurants, d'un pays qui a toujours reporté ses chances de devenir une vraie démocratie depuis la fin du protectorat de la France en 1956. Elle a montré sa difficulté à assumer le fait que, la Tunisie étant un rempart contre l'intégrisme religieux, il a été beaucoup accepté des dirigeants tunisiens vis-à-vis de leur peuple.
« La France, ancien peuple colonial, est taxée d'ingérence à chaque rappel du nécessaire respect des règles démocratiques. La patrie des droits de l'homme a, à ce titre, une parole plus symbolique que d'autres. Elle n'a pas su, en temps et en heure, dire l'attente des personnes qui constituent la réalité de la Tunisie de demain, en particulier, la jeunesse, en attente de savoir, de liberté et de responsabilité.
« Sans excuser le gouvernement du camp de Ben Ali qui a pillé les richesses, prélevé son écot sur toutes les transactions commerciales, empoisonné sans raison de multiples talents et autorités - ce qui est l'essence même de la dictature -, les Tunisiens eux-mêmes l'ont en majorité supporté. Parce que le système scolaire et universitaire permettait l'accès au savoir. Parce qu'il y avait une réelle politique de solidarité au profit des plus démunis. Parce que l'économie touristique apportait du travail et des devises... « Mais la crise structurelle est venue : le diplôme sans le travail n'était plus une priorité par rapport à la liberté d'expression. L'humiliation et la privation de liberté sont devenues insupportables parce que l'espoir est devenu plus fort que la peur.
« La France a très rapidement tiré les leçons données par le peuple et le départ du dictateur tunisien et de son clan. Sans ingérence et sans précaution inutile, elle a respecté le choix des Tunisiens et proposé des espaces de collaboration.
« Mais une question reste en suspens. La Tunisie à su, dès 1956, acquérir son indépendance par rapport à la France. Elle n'a jamais su donner naissance à la démocratie, laissant s'étouffer le choeur des libertés pour un illusoire bien-être. Il faut espérer que ce printemps 2011 soit le printemps des libertés et que la Tunisie ne soit que le premier maillon de la chaîne des démocraties de ce continent. »

L'Echo de la Lys

Les échos

L'Écho mystique ?

jeudi 20.01.2011, 14:00

n L'Écho de la Lys a donné la parole à deux extralucides. Une semaine plus tard, votre journal se demandait si la chaussée Brunehaut n'était pas maudite, aux souvenirs de faits divers qui ont traumatisé des familles ces dernières années dans les environs de cette ancienne voie romaine. Il n'en fallait pas plus pour que des lecteurs se demandent si leur hebdomadaire était entré dans une sorte de phase mystique. « La malédiction de la reine Brunehaut serait-elle toujours d'actualité ? Soyons sérieux », rebondit par exemple Pascal de Figuerredo sur notre mur Facebook.
Précisions donc : si l'Écho aborde volontiers quelques sujets légers (nous envisageons la voyance ou les superstitions comme des sujets légers), ce n'est évidemment pas au détriment des dossiers sérieux et des débats locaux qui nourrissent vos préoccupations, celles de vos associations, celles des élus locaux et celles d'autres décideurs.

Voyance : la colère de Napieraj
n « Il est inadmissible d'évoquer la santé de nos élus », écrit (entre autres) une Guarbecquoise à propos de la voyante airoise qui abordait à sa manière les cas d'André Flajolet et de Jacques Napieraj (notre éd. du 6  janvier). Qu'en pensent les premiers intéressés ? Le maire (U.M.P.) de Saint-Venant a pris le sujet avec recul et sourire. Après tout, les journalistes ne sont pas allés farfouiller dans son dossier médical, et la voyance n'engage que ceux qui y croient. L'élu socialiste d'Isbergues, au contraire, a piqué une colère noire contre votre journal, avec l'humour caustique qu'on lui connaît. C'était vendredi, alors qu'il présentait ses bons voeux aux élus des quatorze communes d'Artois-Flandres.

Flamoval :
le torchon brûle
toujours

n Le maire (P.S.) d'Arques, Joël Duquenoy, a clos son discours de voeux par un sujet brûlant : le dossier Flamoval. « Ce projet (...) fut approuvé à l'unanimité des élus, toute appartenance politique confondue. Certains maintenant sont contre. Si vous leur demandez de faire des propositions, ils vont répondre : "Ce n'est pas mon problème", ou alors proposent des solutions qui ne fonctionnent pas, bien souvent avec un coût exorbitant. D'autres soutiennent le Grenelle de l'environnement. Or l'incinération y est reprise comme moyen d'élimination des déchets ménagers. Ils sont donc pour à Paris et contre à Saint-Omer. D'autres ont voté le projet et aujourd'hui sont contre, tout comme les élus de structures voisines qui éliminent les déchets à l'incinérateur de Labeuvrière. Je réfléchis à diffuser un document reprenant les incohérences des uns et des autres, avec leur changement d'avis selon les circonstances et les lieux où ils se trouvent. » Chiche ?

Core des fotes
n « C'est vous qui le ditent », a-t-on titré en page 2 la semaine dernière. « Et c'est vous qui l'imprimez », nous répond un lecteur anonyme.

L'Echo de la Lys

Les échos

Noël : les paroissiens priés de se taire

jeudi 06.01.2011, 14:00

– Lu dans une feuille paroissiale, sous la plume de l'abbé Bruno Dubreucq : « Beaucoup d'entre vous sont choqués par la manière dont le journal l'Écho de la Lys a traité le sujet de Noël. Et il y a de quoi. (...) Personnellement, je pense qu'il vaut mieux faire silence plutôt qu'alimenter la polémique que le journal exploite de semaine en semaines. » Qu'est-ce qui doit choquer le plus, finalement ? Que Noël, fête d'origine païenne, tende à se désacraliser ? Que le journal l'ait écrit ? Que nos colonnes aient offert la parole à un prêtre catholique et à une boîte échangiste sur cette intéressante question ? Ou que le curé réclame finalement le silence de ses fidèles ?

Le Parti de gauche, pas au conseil d'Aire
– Rectifions une erreur imprimée dans une précédente édition : le Parti de gauche n'est pas représenté au conseil municipal airois. « Ou le journaliste anticipe sur les prochaines élections municipales », s'amuse Tatanka Yokanta dans le forum de lechodelalys.fr.

L'Echo de la Lys

Les échos

Sénatoriales : Françoise Henneron pas dans le coup

jeudi 09.12.2010, 14:00

« Les sénatoriales, c'est en septembre 2011. C'est loin. Je n'en ai pas encore discuté avec mon groupe au Sénat. » Françoise Henneron n'est pas encore dans les confidences. Elle semble donc assez mal partie pour être investie par son parti en vue d'un nouveau mandat au Sénat.

L'ex-maire de Roquetoire, actuelle sénatrice U.M.P. du Pas-de-Calais, se dit « accaparée par les dossiers qui concernent l'avenir de la France ». Pour celle qui était numéro 2 de la liste de droite menée par Jean-Paul Delevoye en 2001, l'heure n'est pas venue de discourir sur son éventuelle réélection. « Bien sûr, on en parlera avec Gérard Larcher, le président du Sénat, et avec Gérard Longuet, le président du groupe U.M.P. Il y aura une concertation le moment venu pour faire au mieux pour notre département. »

D'autres savent où ils vont. Natacha Bouchart par exemple, la maire de Calais, a confirmé avoir été contactée par le président de la République en personne : elle confirme qu'elle devrait se trouver en position éligible dans la liste que présentera l'U.M.P.

S. L.


L'Echo de la Lys

Les échos

Un nourrisson abandonné dans un ascenseur de l'hôpital

vendredi 03.12.2010, 14:00

Dimanche midi, un nourrisson d'un jour à peine a été retrouvé dans un des ascenseurs du centre hospitalier. Le bébé va bien. La police recherche la mère

Dimanche, vers 13 heures, un nouveau-né a été trouvé dans l'un des ascenseurs du centre hospitalier d'Hazebrouck. Une première personne découvre un maxi-cosy dans l'ascenseur, mais sans se rendre compte qu'un enfant était dedans. C'est une deuxième personne qui a remarqué la présence du nourrisson dans la coque. Elle en fait part au personnel du centre hospitalier qui a immédiatement remis l'enfant aux médecins et alerté les services de police.
Le bébé retrouvé est un nourrisson qui avait tout au plus 24 heures, lorsqu'il a été découvert. Le nourrisson est de couleur blanche, de sexe masculin. «  Il portait des vêtements trop grands pour lui », souligne le Procureur de la République, Ludovic Duprey. Sur lui, il y avait un mot demandant : «  Prenez bien soin de lui. » « L'enfant se porte comme un charme », indique Georges Dooghe, directeur du centre hospitalier, qui, chaque jour, prend des nouvelles du petit garçon, transporté, depuis sa découverte, au service pédiatrie du centre hospitalier d'Armentières. Les services sociaux ont également été avisés.
La police d'Hazebrouck mène les investigations afin de retrouver la mère de l'enfant et d'identifier la personne qui a déposé l'enfant à la maternité. Le tout est de savoir s'il s'agit d'une seule et même personne. « Nous sommes face à des situations humaines tellement compliquées », indique le procureur qui suppose les difficultés rencontrées par la mère. Le directeur de l'hôpital, Georges Dooghe, abonde dans le même sens. Pour lui, cet acte est celui « d'une personne en grande détresse. En le mettant dans un milieu professionnel, elle voulait le protéger ». Il fait référence à ces couvents où, autrefois, les mamans en détresse déposaient leurs bébés pour qu'il soit protégé. « Le personnel est sous le choc. Vous savez, on partage toutes les misères de la société. Le personnel n'est jamais insensible aux situations qu'il rencontre », confie le directeur du centre hospitalier.
Pour les professionnels de la parentalité, cet acte suscite des interrogations. Pour certains, ce n'est pas un déni de grossesse dans la mesure où la maman aurait pris soin de le déposer à la maternité. Toutefois, ils se demandent pourquoi cette maman en détresse n'a pas fait le choix de l'accouchement sous X, option proposée aux femmes qui ne sont pas en mesure psychologiquement ou matériellement d'élever un enfant.
À l'heure où nous mettions sous presse, l'enquête se poursuivait. Il est à rappeler que l'abandon d'enfant est un délit.

Christine DUCHÂTELET

L'Echo de la Lys

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Faut-il supprimer les notes à l'école élémentaire ?

jeudi 25.11.2010, 14:00

 L'Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) réclame par pétition la suppression des notes à l'école élémentaire. Des personnalités ont signé son appel. Le ministre de l'Éducation s'est déclaré contre cette idée. Nos députés ont été dans l'enseignement avant d'embrasser une carrière politique. Ils se prononcent contre également. Voici pourquoi.
André Flajolet, le député U.M.P. de Béthune, dit NON. - « Il ne convient pas de supprimer les notes à l'école élémentaire pour trois raisons.
« D'abord la note est un marqueur pour l'enfant qui peut ainsi se comparer, s'évaluer et prendre sens par rapport à ses copains. Par contre, il serait utile de revoir de fond en comble la hiérarchie des matières évaluées car notre système est perverti par la priorité donnée aux mathématiques et au français au détriment de l'intelligence pratique, de l'éducation culturelle et du sport.
« Ensuite, la place de l'enfant par rapport à ses copains permet au système scolaire d'avoir une relation constructive avec les parents. Ceci est encore plus vrai pour les familles éloignées du suivi scolaire et éducatif des enfants, ce qui suppose une meilleure coordination entre les services à destination des familles.
« Enfin, la note et le classement réaffirment que l'école est un outil d'intégration de l'enfant dans la société, un outil d'accès au savoir et pas seulement un lieu d'éveil à la conscience critique et collective. L'idée très politique véhiculée par le P.S. sur l'égalité de tous et sur les dégâts supposés d'un classement est une vieille lune qui exprime une méconnaissance totale des réalités humaines et de la diversité d'expression de l'intelligence.
« La plupart de nous savent que le collège unique est un échec parce qu'il s'appuie sur une erreur d'appréciation de l'identité de l'élève.
« La tâche de demain consiste à mettre en place une réelle équité, une réponse inégalitaire pour favoriser l'accès au savoir et à l'excellence, un fond commun d'accès au savoir et une reconnaissance de la diversité intellectuelle et manuelle des savoirs. Vaste programme qui suppose l'abandon des idéologies qui conduisent au nivellement par le bas, à refuser le principe de la moindre contrainte dans le système éducatif (ce qui n'empêche pas les mêmes de choisir les écoles les plus sélectes pour leurs enfants) à dénigrer l'élite pourtant nécessaire pour faire avancer le pays sur la voie du progrès humain, scientifique et technique. » Michel Lefait, le député P.S. de Saint-Omer, dit NON. - « Ce faux débat est l'exemple même de la mauvaise réponse à une vraie question. Supprimer les zéros pointés ne changera rien si on ne change pas le regard porté sur l'élève.
« À vrai dire, si cette pétition a le mérite de souligner les effets parfois négatifs de l'utilisation des notes dans le système français, elle ne prend pas suffisamment en compte la nécessité d'une évaluation positive et constructive, qui aide les élèves à progresser, comme cela est appliqué avec succès dans bon nombre de pays. C'est dire s'il est bien plus urgent d'élaborer et de mettre en oeuvre une méthode de notation exigeante et rigoureuse du travail et des efforts des enfants.
« Il est trop facile de donner à croire que les notes sont, à elles seules, responsables de l'échec scolaire en France. Le problème, ce n'est pas la note. C'est la manière de la présenter. Il faut dire à l'élève s'il a fait des progrès et lui fixer des challenges.
« Tous les professeurs souhaitent véritablement faire progresser leurs élèves et ils souffrent de ne pas y parvenir autant qu'ils le voudraient. Ils pourraient donc trouver plus de satisfaction et de résultats avec une pédagogie de la réussite plutôt qu'avec une pédagogie de la sanction.
« Mais il faut pour cela leur en donner le temps, et surtout les moyens. Ce n'est pas avec des classes de trente élèves et plus en C.P., comme on commence à en voir de plus en plus, qu'on y parviendra.
« On ne peut donc que déplorer la doctrine présidentielle mise en oeuvre par le gouvernement depuis 2007 en matière de suppressions massives de postes et de déficit d'encadrement qui ne permettront pas aux professeurs d'effectuer l'accompagnement personnalisé qu'implique cette évolution.
« Il faut bien le dire, ces annonces fracassantes et polémiques servent avant tout à faire diversion et détourner les citoyens des vrais problèmes. Cela pour qu'en fin de compte il ne reste plus aux tenants du pouvoir qu'à ironiser et à fustiger l'initiative de ces pédagogues "bien-pensants", "laxistes", et évidemment "de gauche" afin de mieux s'exonérer de leurs responsabilités et faire oublier les échecs de leur politique dans l'Éducation nationale comme ailleurs. »

L'Echo de la Lys

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Le remaniement ministériel valait-il cinq mois de suspense ?

jeudi 18.11.2010, 14:00

 Il y a bien sûr quelques retouches, mais le remaniement annoncé dimanche, attendu depuis cinq mois, ne s'apparente sûrement pas à une révolution. François Fillon reste premier ministre, la ministre de l'Économie garde sa fonction, de même que le ministre de l'Éducation nationale ou le ministre de l'Intérieur, ce dernier ayant pourtant été condamné il y a quelques mois pour injures raciales. Est-ce que cela valait autant de suspense ?
André Flajolet, le député U.M.P. de Béthune, dit NON. - « L'annonce prématurée du changement de gouvernement a entraîné des compétitions internes et des déceptions, d'autant que le président et le premier ministre ont pris en compte les exigences de la compétition mondiale et les restrictions des capacités financières de la France confrontée à un déficit structurel depuis trente ans. Les aspirations du pays, les enjeux européens et les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés exigent des choix. Et d'aller à l'essentiel.
« Ainsi, le nouveau gouvernement prend en compte les urgences qui s'imposent à nous, au niveau français : financer la dépendance, assainir les finances publiques, simplifier le paysage administratif, adapter les outils d'emploi et de formation, mettre en oeuvre les réformes votées, dont celle des retraites. Les urgences au niveau de l'Europe avec en particulier la politique agricole commune, l'environnement et l'énergie et au niveau mondial avec la régulation financière sont affirmées comme priorités.
« Cependant, le temps du remaniement a été trop long et a provoqué des insatisfactions, en particulier chez les centristes où Jean-Louis Borloo tire avec élégance les conséquences de la reconduction de François Fillon comme premier ministre. Ceci entraîne les socialistes à verser des larmes de crocodile et exprimer des fausses solidarités vis-à-vis de celles et ceux qui ont quitté le gouvernement. Ces mêmes socialistes qui n'ont rien à proposer et qui continuent à dénigrer les personnes, à semer la zizanie, à utiliser le mensonge et le déni des réalités pour tenter de cacher l'absence de propositions crédibles.
« L'équipe resserrée autour du premier ministre est une équipe de sortie de crise. Même si le temps de l'annonce a été trop long, donnant lieu à spéculations, caricatures et énervements, cette nouvelle équipe qui a en charge les affaires de la France mérite un crédit de confiance. L'opposition socialiste, au lieu de faire une critique bornée, ferait bien de réfléchir et de balayer devant sa porte là où elle a encore le pouvoir, en particulier dans les régions et départements qui ne peuvent s'exonérer de l'effort engagé par le gouvernement de la France. » Michel Lefait, le député P.S. de Saint-Omer, dit NON. - « Certainement pas, et je vois même dans cet interminable feuilleton, dans cette pathétique mascarade, de l'indécence à faire croire que des choses pourraient changer ainsi qu'un souverain mépris des Français.
« Après tout ce qui s'est passé en France depuis 2007, qui pouvait encore croire que remplacer ou non le premier ministre de la Sarkozie changerait quelque chose, alors que tout est décidé par un seul homme à l'Élysée ? Qui peut aussi penser que le gouvernement des riches pour les riches cessera demain ? Ou que le sommet du pouvoir renoncera à ses relations incestueuses avec le monde fermé de l'argent roi, du luxe insolent et du bling-bling, révélées par l'affaire Woerth-Betttencourt ?
« Quand on assiste au jeu des chaises musicales entre des ministres qui se disputent âprement les maroquins alors qu'ils sont coresponsables des terribles échecs de la France en matière de chômage, de logement, de déficits et d'inégalités, on ne peut que se dire : tout ça pour ça !
« En fait, il faut voir dans ce non-événement la confirmation que le président de la République vit désormais dans un monde à part, totalement étranger aux conditions de vie quotidienne endurées par ces millions de Français qui "travaillent dur et se lèvent tôt" ou cherchent désespérément un emploi.
« Au-delà de cette mise en scène et de ce faux suspense, il apparaît clairement que, bien plus qu'un gouvernement de la République, c'est une équipe de campagne U.M.P.-R.P.R. pour la prochaine présidentielle qui vient d'être désignée. »

L'Echo de la Lys

Les échos

Les mamans doivent-elles conserver leur avantage de deux ans par enfant ?

jeudi 14.10.2010, 14:00

Michel Lefait, le député P.S. de Saint-Omer dit Oui  : « Sans hésitation, car les femmes sont les principales victimes de cette réforme des retraites aussi injuste qu'inefficace, avec tous ceux qui ont exercé un métier pénible. D'abord parce que ce sont les femmes qui seront les plus pénalisées par le report de 65 à 67 ans de l'âge du départ en retraite sans décote. Tout simplement parce que les mères de famille ont souvent des carrières hachées, à temps partiel subi et marquées par la précarité et le chômage, ce qui fait qu'elles ne sont que 44 % à avoir une carrière complète... Ajoutée à une différence de salaire généralisée par rapport aux hommes, cette injustice faite à celles qui font pourtant un double travail, devient carrément révoltante à l'heure du calcul de leur retraite. Et ce n'est pas la soudaine et bien tardive conversion de l'UMP à l'égalité de salaires hommes-femmes qui y changera quelque chose !
Voilà pourquoi on doit maintenir la bonification de 2 ans aux mères de famille pour tout enfant réellement éduqué et pris en charge, mais il faut la compléter. En combinant cette mesure avec trois autres dispositions : - maintenir à 65 ans l'âge de départ en retraite à taux plein pour toutes celles qui auront pris un congé parental ou pour soigner un enfant malade ou handicapé.
- donner la possibilité aux personnes à temps partiel de cotiser sur la base d'un temps complet avec participation de l'employeur.
- leur permettre de calculer le montant de cette retraite sur les 100 meilleurs trimestres plutôt que sur les 25 meilleures années, ce qui correspond à la même durée de cotisation.
Mais j'entends déjà tous ceux qui ont voté sans sourciller le bouclier fiscal et d'indécents cadeaux aux riches, crier à la démagogie et au creusement des déficits. Même s'ils ne sont pas gênés de laisser tirer chaque année sur le Trésor Public des chèques astronomiques au profit de leurs amis du Fouquet's et du CAC 40 ! Pourtant, quoi qu'en dise la Droite, une autre réforme des retraites, plus équilibrée, plus juste et donc plus consensuelle, est possible !
Mais celle-ci ne se fera pas sans une refonte totale de notre fiscalité qui n'est plus, comme l'actualité récente nous l'a rappelé, qu'un monument insupportable d'injustice et d'inégalité.
André Flajolet, le député U.M.P. de Béthune, dit Oui « Les mamans doivent conserver l'avantage de deux ans par enfant pour leur retraite pour deux raisons. Les enfants sont une garantie de renouvellement des générations et les mères de famille ont souvent connu des carrières en dents de scie ou des promotions retardées. Par ailleurs, l'inégalité salariale reste encore un vrai problème et a de fortes conséquences sur le niveau des retraites.
Je constate que la majorité gouvernementale doit régler le problème de financement des retraites, (je rappelle que les retraites sont payées par les actifs selon le principe de la répartition et qu'aujourd'hui une retraite sur dix est payée par l'emprunt) sinon les systèmes de répartition vont être en faillite  : Michel Rocard l'avait dit il y a 20 ans mais le parti socialiste n'a jamais eu le courage de proposer des solutions constructives. D'une part, il faut trouver une solution pour que les femmes aient une retraite digne, en particulier pour celles qui se sont arrêtées pour éduquer leurs enfants ou parce qu'elles avaient un enfant handicapé qui demandait du temps et de la disponibilité.
Lors des journées parlementaires en septembre 2010, j'avais proposé à Eric Woerth une réponse différenciée pour tenir compte de ces spécificités pendant quelques années - années qui correspondent à la période où la décote est trop importante pour les femmes. Les sénateurs de la majorité ont fait des propositions intelligentes et constructives sur ces questions : cela représente une dépense supplémentaire de 3,4 milliards d'euros assurés par un prélèvement social supplémentaire sur les plus values de cessions immobilières hors résidence principale.
Avec le travail important fait par les députés et les sénateurs de la majorité, cette réforme est plus juste et les efforts demandés, mieux répartis.
L'objectif de sauver le régime est assuré. Je ne peux que regretter une nouvelle fois l'absence totale de propositions faites par l'opposition socialiste qui n'a su faire que de l'obstruction et le combat politicien de ceux qui bénéficient des régimes spéciaux qui ne sont pas concernés aujourd'hui. »

L'Echo de la Lys

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Le raté de la rentrée

jeudi 02.09.2010, 14:00

n Les chèques livres sont en retard. Depuis plusieurs années, la région participe à l'achat des manuels scolaires en délivrant un chéquier livres aux familles. « À deux jours de la rentrée, ces chéquiers, d'un montant de 70 euros, ne sont toujours pas arrivés », se plaint Philippe Mignot, chef d'établissement du collège et lycée La Malassise, à Saint-Omer. Il pointe du doigt la lourdeur de la procédure mise en place par le Conseil régional qui impose à ses services une saisie des coordonnées de chaque élève, « alors que tous les lycées pourraient fournir des fichiers informatisés ! »
Fausse direction
n Que se passe-t-il à la mairie d'Aire-sur-la-Lys ? L'informatique aurait-il encore fait des siennes ou une employée étourdie se serait-elle égarée dans les méandres de la commune ?
Un récent courrier d'invitation envoyé à L'Écho de la Lys, indiquait rue d'Arras... Les bureaux du journal sont installés au 18, rue de Saint-Omer depuis plus de dix ans, et aucune annexe n'est envisagée... Qu'on se le dise !

Un musée abandonné
n La commune d'Erny-Saint-Julien se réjouissait il y a quelques mois d'accueillir dans le bâtiment de son ancienne école un musée outrelois qui avait pour thème l'école d'autrefois. Finalement, le projet a été tué dans l'oeuf puisque la directrice outreloise a changé d'avis. Il n'y aura donc pas de musée à Erny. Mais alors que faire des vieux bâtiments ?

L'Echo de la Lys

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« On n'est pas des passeurs »

jeudi 05.08.2010, 14:00

à chaque fois, c'est le même scénario. Pour les uns, c'est du harcèlement, mais pour la justice, c'est la traque aux passeurs qui profitent des étrangers en situation irrégulière. La semaine dernière deux Érythréens considérés justement comme des passeurs ont été interpellés sur l'aire de Saint-Hilaire-Cottes.
Ces deux-là nient le statut de passeurs qui leur est attribué par les enquêteurs. Ils prétendent aider les clandestins à monter dans les camions à destination de l'Angleterre. Goïtom Hailemikael, 37 ans et Yonas Tesfaukael, 28 ans, ne dérogent pas à la règle. Ils ont été interpellés sur l'aire de repos de l'A26 le 30 juillet dernier après plusieurs nuits de surveillance de la police aux frontières. Les deux Érythréens ont été placés en détention provisoire ce week-end dans l'attente de leur jugement ce lundi 2 août.

Un sac à dos
avec des pinces

Une opération de surveillance a été mise en place les 28-29 et 30 juillet par les agents de la police aux frontières. Elle se fait la nuit, celle-ci étant propice aux activités des groupes de clandestins.
Les policiers observent dans le courant de la première nuit des mouvements. Ils décrivent le mode opératoire des individus qui aident les clandestins à monter dans les camions. L'un fait davantage office de guetteur. L'autre ferme les portes des poids lourds. Les policiers décrivent la tenue vestimentaire des deux Érythréens suspectés d'être les passeurs.
La seconde nuit, le scénario est identique. Deux individus sont à la tête d'un groupe qui avance sur le parking.
L'effectif de surveillance est renforcé afin de procéder à l'interpellation des individus. Parmi les clandestins on note la présence de plusieurs mineurs dont une jeune fille enceinte de six mois.
Un sac à dos contenant des tenailles, pinces... est découvert lors d'une battue organisée aux abords du parking, et dans les bosquets.
Les clandestins n'ont n'y argent sur eux, ni téléphone. Une carte Sim est saisie mais son exploitation ne donnera rien car l'opérateur est d'origine italienne. Lors des auditions, les clandestins sont unanimes et soutiennent la même version : il n'y a pas de passeur. Chacun s'entre aide.
« On n'est pas des passeurs mais des passés », déclarent Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael.
Sauf que l'interprète est témoin d'une déclaration de l'un d'entre eux. Il explique qu'il ne peut pas parler par peur des représailles.

« Des failles
dans le dossier »

Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael sont dans le box des accusés. Ils maintiennent leurs dénégations et prétendent que les policiers sont des menteurs. Malgré la lecture du rapport d'enquête, les Érythréens campent sur leur version.
Face au comportement des prévenus, le Parquet reprend chaque élément du dossier. Le procureur Salimi veut ainsi ôter le moindre doute qui pourrait persister dans l'esprit des juges.
Pour le ministère public, il n'y a aucun doute : les prévenus sont bel et bien des passeurs. Le procureur requiert six mois de prison ferme et une interdiction de territoire français durant cinq ans.
Maître Amourette, avocate de la défense, relève des failles dans la procédure. D'autres passeurs sont évoqués mais brillent par leur absence sur le banc des prévenus. « Pourquoi ? » s'interroge la défense.
L'avocat dénonce un dossier ficelé avec de maigres indices. Comme le sac à dos trouvé à proximité de l'aire d'autoroute. « Rien ne prouve qu'il appartient à l'un ou l'autre ».
Quant aux confidences d'un des clandestins recueillies par l'interprète : « Aucune preuve tangible ne permet de dire que ce témoin désignait Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael. Il manque des éléments objectifs », conclut la défense qui demande la relaxe.
Finalement Goïtom Hailemikael et Yonas Tesfaukael ont été condamnés à quatre mois de prison ferme à exécuter immédiatement.

C. B.


L'Echo de la Lys

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Le projet de Télévision Côte d'Opale est retenu par le C.S.A.

jeudi 22.07.2010, 14:00

Les porteurs du projet de télévision de la Côte d'Opale ont eu vingt minutes pour défendre leur vision devant les sages du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Michel Delebarre, président de la SAEM, et ses partenaires, ont convaincu le C.S.A. du bien-fondé d'un projet visant à mutualiser les moyens des différentes chaînes locales existantes.
Damien Carême, ce projet de télévision Côte d'Opale aura-t-il raison des décrochages locaux ?
« Non, pas du tout. Ce n'est pas l'objectif. Chaque télévision, ID 7 pour Dunkerque, l'ASTV pour Grande-Synthe ou Delta TV pour Gravelines, conservera son actualité propre. Cette télévision Côte d'Opale sera le fruit d'une collaboration entre ces trois chaînes, mais aussi avec Calaisis TV par exemple, partie prenante de ce projet. L'idée est de proposer une télévision de territoire et nous avons, d'ores et déjà, quelques collaborations comme l'émission "1, 2, 3 pluriel". L'important est que chaque territoire s'y retrouve. » Est-ce le rôle des collectivités publiques de lancer un tel projet ?
« Les chiffres prouvent qu'aujourd'hui, seules les télévisions locales portées par des partenariats entre le public et le privé subsistent. Et puis, si ce n'est pas nous, un autre se lancera. Nous avons une véritable expérience en matière de télé locale, il serait dommage de ne pas s'en servir. » Jusqu'à quel point la mutualisation est-elle possible ?
« C'est un point important, l'objectif n'est pas forcément de faire plus mais de faire mieux. Il n'y aura pas de surcharge de travail par exemple, un sujet peut tout à fait être repris par l'ensemble des décrochages locaux. L'autre mutualisation possible concerne évidemment les moyens dont dispose chaque télé locale. Nous avons, par exemple, ici à Grande-Synthe un studio de 100 m², une régie qui seront à disposition. » Quelle serait la différence entre France 3 Côte d'Opale par exemple et télé Côte d'Opale ?
« Elle est énorme. France 3 Côte d'Opale dispose d'une équipe qui sillonne toute la Côte d'Opale, elle ne peut évidemment pas être partout. Pour ce projet, chaque territoire aura son équipe avec des journalistes qui connaissent le terrain et ses spécificités. C'est un gain de temps considérable et l'assurance d'une couverture plus pointue. » Certaines voix s'élèvent et craignent un manque d'objectivité ?
« Une télévision trop marquée politiquement ne dure pas, ce serait se tirer une balle dans le pied. Et puis, je peux vous assurer que le C.S.A. est particulièrement vigilant sur ces questions. » Pourquoi est-ce un moment capital pour les télévisions de la Côte d'Opale ?
« Tout simplement parce qu'en décembre 2010, ce sera la fin de l'analogique. Une fréquence sur la T.N.T. permettra par exemple à la télé Côte d'Opale d'être visionnée à Marseille. » Très concrètement, quelle pourrait être la programmation de Télé Côte d'Opale ?
« Chaque télévision locale aura une tranche de diffusion, puis il y a aura le programme Côte d'Opale. L'objectif n'est pas de réaliser des heures et des heures de programme et pour deux raisons : non seulement nous n'en avons pas les moyens et ensuite je pense que fidéliser le public sur une tranche horaire permettra d'avoir beaucoup plus d'impact. »
Ahmed KARA

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