Philippe Debakker, 37 ans, comparait au tribunal de Saint-Omer jeudi 25 février car il a fait usage de stupéfiants le 4 avril 2009 à son domicile d'Aire-sur-la-Lys.
L'histoire peut sembler banale mais une catastrophe a été évitée de justesse. Ce jour-là, son fils Sullivan, dont il n'a pas la garde, est présent dans l'appartement. Il est 17 heures. Philippe fait chauffer une poêle pour faire à manger au petit garçon. Assommé par les effets du joint pris quelques minutes plus tôt, il s'endort lourdement. L'ustensile de cuisine continue à chauffer, et bientôt l'appartement est totalement enfumé. La soeur du prévenu arrive alors et immédiatement enlève la poêle du feu et ouvre la fenêtre. Tout le monde est sauf, le drame est évité.
À la barre, le père explique qu'il « a du mal à se remettre de sa rupture d'avec la mère de son fils ». Il est sous antidépresseurs et déclare que ce jour-là, il a préféré fumer un joint plutôt que de prendre son traitement médicamenteux pour la dépression : « les cachets, c'est pas bon, on n'est pas dans son état normal avec ça ». Il avoue ainsi fumer un joint par semaine, mais insiste sur le fait qu'il s'occupe très bien de son fils quand il lui est confié.
À l'audience, on lui fait remarquer qu'il a déjà été condamné pour usage de stupéfiants. Il rétorque alors qu'il a payé 275 euros d'amende : « c'est bien payé pour trois mégots », dit-il.
Philippe Debakker est condamné à 70 heures de travail d'intérêt général. Il devra effectuer sa peine dans un délai de 1 an.
F.J.-D.
Le 12 janvier 2010, à 16 h 53, la terre tremble en Haïti, entraînant une catastrophe humanitaire sans précédent. Des milliers de victimes, de blessés et de rescapés qu'il faut aider et secourir sans attendre.
N'écoutant que leur coeur, deux bénévoles du Détachement Aide et de Secours Urgence du Département 62 (DASUD 62), avec quatre de leurs amis, arrivent le 16 janvier sur place.
Après un long périple pour arriver à Jacmel, à 50 km de Port-au-Prince, ils se mettent immédiatement au travail sous la protection des Casques bleus de l'ONU. Leur mission comporte trois actions : apporter les soins à la population, effectuer des recherches dans les décombres et faire des reconnaissances sur les sites voisins.
Dans une chaleur avoisinant les 40 à 50°, leur tâche n'est pas facile, et, même s'ils dorment très peu, à même le sol, leurs pensées ne vont qu'aux Haïtiens qui vont vivre durant de longs mois dans des conditions très difficiles.
Le meilleur souvenir qu'ils garderont, sera la découverte de la petite Élisabeth, âgée de seulement 23 jours. Elle fut immédiatement rebaptisée, dans ce pays très croyant, "Enfant de Dieu." Si Olivier et Didier sont revenus d'Haïti fiers de l'aide qu'ils ont pu apporter à ce pays, ils restent frustrés et dépités du temps perdu avant d'arriver sur les lieux. Un manque de cohésion.
Cette initiative du DASUD 62 a reçu le soutien de la CASO qui a débloqué 5 000 euros pour l'achat de billets d'avion. Le coût d'une telle mission approche les 20 000 euros.
La simple "potabilisation" de l'eau coûte à elle seule 9 000 euros. D'ailleurs l'équipement a été laissé sur place pour permettre aux Haïtiens de profiter d'eau potable durant un an.
Le DASUD 62 intervient partout dans le monde, et il est composé de bénévoles, comme Olivier et Didier, qui se mobilisent sur leur temps de congés sans aucune indemnité financière. Dans le seul but comme ils disent : « De les aider, eux, qui n'ont rien alors que nous avons tout ! » Chapeau messieurs ! et merci pour eux...
Jackie AUBÉ
n « Vous pensez sûrement que pour être maire il faut en avoir les gènes. C'est pourtant mission impossible vous avez trop de haine » Ça sonne comme du rap et c'est sous la plume de l'adjoint au maire d'Aire Daniel Marquant qu'on la lu.
Explication de texte : les « gènes » font ici référence à Gilles Fievet, dont le père fut maire d'Estrée-Blanche.
Van Beveren en tête sur Google
n Ce mardi, sous l'onglet Google actualités, le prénom « Adrien » proposait en priorité le pilote racquinghémois, deuxième de l'Enduropale. Il était à cet instant précis plus populaire que le chanteur de BB Brunes. Mercredi matin, il était encore là, en neuvième position.
s'offre des fleurs
n Selon un récent sondage, seuls 8 % des habitants du Nord-Pas-de-Calais savent que Daniel Percheron est le président de notre région. Mardi soir, lors du lancement des travaux de restauration de l'église de Bomy, il a pris soin de décliner son identité et son titre à chaque poignée de mains : « Bonjour, Daniel Percheron, président de la région. » Une impopularité qui n'empêche pas la confiance en soi. Ce mardi matin, sur les ondes de France Inter, le président Percheron qualifiait son propre bilan de « remarquable, oui, remarquable ».
Et de six
pour Bomy
n Décidément, les Bominois aiment leur commune et le font savoir. Désormais, il n'y en a plus cinq, mais bien six sites internet qui parlent de Bomy. En premier l'association A la découverte de Bomy qui possède à lui tout seul deux adresses (decouvertebomy.centerblog.net et http://sites.google.com/site/decouvertebomy), un blog réalisé par Rudy Pauchet sur l'histoire et les cartes postales en référence à son village (http://bomyphoto.centerblog.net), un site photos (http://picasaweb.google.com/decouvertebomy), un site reprenant l'identité de la commune (http://communedebomy.free.fr), et maintenant, le site internet officiel de Bomy (www.bomy.fr).
SOS Amitié
à l'écoute
des agriculteurs
n « Redonner confiance en soi et goût à la vie, faire émerger les potentialités personnelles et professionnelles des appelants, jeunes ou moins jeunes. » Tels sont les objectifs que la MSA et SOS Amitié entendent mettre en oeuvre pour lutter efficacement contre la détresse sociale et financière qui touche particulièrement le monde agricole.
Pour ce faire, une équipe assure, 24 h sur 24 et 365 jours par an, une écoute téléphonique à la personne.
Les numéros d'appel de SOS Amitié sont : Pour le département du Pas-de-Calais : 03 21 71 01 71 Pour le département du Nord : 03 20 55 77 77
Nos députés sont-ils favorables à un report au-delà de soixante ans de l'âge légal de la retraite ?
OUI, pour André Flajolet, le député U.M.P. de Béthune.
- « Oui, parce que le principe est dépassé et mis à mal par des dérogations. Beaucoup d'élus attachés à ce principe mythique ne se l'appliquent pas à eux-mêmes.
« Certains métiers d'hier ont provoqué la création de régimes où l'âge de la retraite est antérieur à 60 ans : il faut réviser ces situations car certains "avantages acquis" ne se justifient plus.
« La vie économique dans la mondialisation, l'aspiration individuelle ou les contraintes familiales, l'allongement de la durée de la vie et le nombre de retraités par rapport aux actifs sont de nouvelles données à prendre en compte.
« Je suis pour un système de solidarité de base au profit de tous qui tient compte des nouvelles pénibilités et des choix personnels. Il est urgent de consolider les fondements du système, de simplifier et rendre lisible les nouvelles règles collectives, d'organiser un accès responsable à des complémentaires garanties par la puissance publique. Ce chantier urgent relève de la discussion avec les partenaires sociaux et de la décision de la représentation nationale. » NON, pour Michel Lefait, le député P.S. de Saint-Omer.
- « Non, car la retraite à 60 ans est un acquis social majeur et une mesure de justice qui a changé la vie de nombreux travailleurs. En tout cas, même si certains ne cherchent à régler le problème que par la facilité d'un allongement et d'une augmentation des cotisations, rien ne doit être modifié en la matière aussi longtemps que les quatre préalables suivants ne seront pas satisfaits : « 1. Que la pénibilité au travail soit formellement intégrée comme critère de calcul pour que certains puissent partir avant 60 ans. Car, si la durée de vie augmente, elle varie beaucoup selon les catégories socioprofessionnelles ; « 2. Que d'autres sources de financement des retraites soient retenues : taxation des stocks options, bonus, parachutes dorés, abandon du bouclier fiscal par exemple ; « 3. Que la pérennité du système de retraite par répartition soit solennellement garantie par la loi ; « 4. Enfin, que le montant des petites retraites soit immédiatement et significativement augmenté. »
n Le socialiste isberguois Jacques Napieraj, jamais avare de bons mots, a lancé la semaine dernière à sa cérémonie municipale des voeux : « Mais c'est quoi, ce pays ? On m'a appris à ne jamais mettre un robinet à côté d'une prise électrique. » Il ironisait à propos du double salaire d'Henri Proglio, patron d'EDF et Veolia.
Chien et chat
Jöel Duquenoy, président de la communauté d'agglomération de St-Omer, et Emmanuel Cau, vice-président du conseil régional, ont présenté ensemble une action relative au plan climat territorial (voir page 19). La tête du vice-président ne nous était pas inconnue. Mais où l'avait-on déja vu ? Ah oui ! À une manifestation contre Flamoval... (voir page 5)
Un certain Voltaire
L'autre mardi, un Airois pousse la porte de notre agence et nous assure de son soutien, scandalisé par la brutalité ce qu'il venait de lire dans un certain bulletin municipal. Il avait avec lui quelques citations de Voltaire, dont voici un extrait : « Chaque citoyen peut parler par écrit à la nation, et chaque lecteur examine à loisir, et sans passion, ce que ce compatriote lui dit par la voie de la presse. Nos cercles peuvent quelquefois être tumultueux : ce n'est que dans le recueillement du cabinet qu'on peut bien juger. » Voilà qui en impose et relève le débat.
Notre mise au point est à lire en page 9.
Qu'il me soit tout d'abord permis d'adresser du fond du coeur à tous les habitants des 48 communes de la circonscription mes voeux de bonheur, santé et prospérité pour cette nouvelle année.
Je sais ce que cet exercice peut avoir de rituel et de convenu, mais je crois profondément que la dureté des temps actuels sera un peu mieux supportable pour tous si nous mettons davantage de fraternité dans nos rapports humains et si nous regardons l'autre avec un surcroît de tolérance et de générosité.
La crise financière mondiale, qui s'est prolongée en une crise économique puis sociale dévastatrice pour les plus faibles, a cruellement révélé les injustices qui règnent à tous les niveaux de notre société.
Or, malgré leur contrition publique, les responsables de ce séisme économique et financier sans précédent n'ont rien appris de cette expérience et rien oublié de leurs turpitudes. L'avidité sans bornes et la cupidité de ceux qui s'enrichissent en dormant, ont vite repris le dessus et tout recommence comme avant.
Sans se soucier de ceux que leur appât du gain broie et accule au désespoir. En cette France, que nous aimons tant, les choses ne vont guère mieux... Après l'espoir suscité par certains mots justes lors de la campagne présidentielle, jamais la déception et la rancoeur de nos compatriotes n'ont été aussi grandes.
Austérité et vie chère en lieu et place du pouvoir d'achat, chômage accru plutôt que plein emploi, favoritisme et esprit de clan comme République irréprochable, bouclier fiscal pour les riches, taxes et ponctions multiples pour les classes moyennes et populaires : à l'aube du reniement allègre des promesses, de la dépense insolente des deniers publics et de la morgue de ceux qui se croient intouchables, les tenants du pouvoir national méritent assurément la palme olympique... Tout cela prêterait à sourire si derrière ces agissements, ce n'était pas la foi en notre pacte républicain qui se trouve gravement atteint. Je souhaite donc que la raison revienne vite chez ceux qui nous dirigent.
Quant à notre territoire si durement éprouvé dans l'indifférence et l'abandon quasi complet d'un pouvoir central partisan, je suis de plus en plus persuadé qu'il ne doit compter que sur lui-même pour s'en sortir. Mais je sais aussi que nous y parviendrons tous ensemble, tant les hommes et les femmes d'ici sont volontaires et courageux. Et nous retrouverons bientôt, grâce à l'union et à la rage de vaincre et de survivre qui nous anime tous, le chemin de la prospérité durable et équitablement partagée.
C'est non seulement le voeu que je forme pour chacune et chacun d'entre vous, mais aussi la résolution inébranlable que je vous demande de prendre avec moi.
Bonne année 2010 à toutes et à tous.
Des diplômes de maire honoraire ont été remis à cinq personnalités du Pas-de-Calais. Françoise Henneron, sénatrice (U.M.P.) et ancienne maire de Roquetoire, fait partie des élus honorés le 18 décembre à Zouafques. Les autres sont Hubert Larue (Landrethun-lès-Ardres), Gérard Devienne (Bayenghem-lès-Éperlecques), Christian Lassalle (Brême-lès-Ardres) et Bernard Carpentier (Ardres).
Françoise Henneron est entrée dans le conseil de son village en 1977. Nommée adjointe au maire d'emblée, elle a administré Roquetoire en tant que maire de 1995 à 2008. Son équipe revendique la création d'une résidence pour personnes âgées rues Saint-Michel et des Berceaux, la cantine scolaire, le quartier résidentiel de la rue de Cohem, le carrefour du monument aux morts ou le réaménagement de la salle des fêtes. « Un autre grand dossier, c'était le groupe scolaire. Il était ficelé quand la nouvelle équipe nous a succédé », indique-t-elle.
Bernard Carpentier a organisé la cérémonie aux côtés de Roger Bouchel, le maire (sans étiquette) de Zouafques. Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, maire (U.M.P.) de Bapaume et ancien président de l'Association des maires de France, a accepté de donner l'accolade aux anciens maires dont les noms sont entrés dans le panthéon de leurs communes respectives.
n À Campagne-lès- Wardrecques, la route départementale 200, entre le moulin de la Barne et la rue de Baudringhem, n'avait pas de nom. Ce serait la raison pour laquelle France Télécom refusait de faire aboutir une ligne de téléphone chez un particulier. Aussi le conseil municipal a-t-il décidé de nommer la portion campagnarde de la RD 200 en rue de la Barne.
Il ne mâche pas
ses mots
n Alain Bruneel, conseiller régional communiste et président de la commission « développement économique, emploi et nouvelles technologies » a la dent dure envers Arc international. Dans un communiqué de presse, il accuse le géant verrier de « de ne pas oser affirmer la réelle stratégie en cours qui ne vise qu'à gagner de nouvelles marges de productivité en utilisant comme seule variable d'ajustement les suppressions d'emplois ».
L'élu communiste en veut à la « stratégie d'acquisition non maîtrisée par la direction (qui) s'est traduite par un total cumulé des emprunts bancaires et de dettes fournisseurs qui atteignent plusieurs centaines de milliers d'euros. Ce qui équivaut au montant des capitaux propres du groupe. Ce constat démontre qu'en matière d'orthodoxie financière, la direction développe un véritable amateurisme inquiétant pour l'avenir... » Évoquant le pôle de compétitivité Maud « qui sert pour l'essentiel les intérêts de recherche- développement d'Arc international où intervient l'argent public de manière importante », Alain Bruneel signale que la majorité de gauche du conseil régional revendique la mise en oeuvre « d'un moratoire qui stopperait les aides publiques directes ou indirectes en faveur d'Arc international, dans l'objectif d'ouvrir une réelle concertation avec la direction et ainsi connaître son réel business-plan ».
Mitterrand
dit non à Lefait
n Le député Michel Lefait a demandé au ministre de la Culture que l'Audomarois soit exempté pendant cinq ans de l'obligation de faire réaliser des fouilles archéologiques sur ses zones d'activité économique. Et ce afin d'accélérer la diversification du bassin économique. Réponse du ministère : « Moins de 7 % des projets d'aménagement sont aujourd'hui soumis à un diagnostic archéologique. Il serait difficile que les zones d'activités y échappent, car la probabilité de présence de vestiges archéologiques dans l'emprise de ces grands projets est aussi importante qu'ailleurs. »
Jean-Marie Verbrugghe a pris ce cliché sur la place d'Aire, le 28 décembre. Notre lecteur commente : « Que faire devant une telle signalisation ? Je vais être méchant, mais pardonnez-moi, Aire n'est-elle pas la ville de l'andouille ? »
L'Echo de la Lys