Un nouveau bébé vient d'éclore dans la sphère syndicale lycéenne. Avec comme axes directeurs la défense des droits des élèves et la liberté d'expression sur la politique « agressive » menée par l'Éducation nationale.
L'alternative, emmenée par son jeune président Florentin Hurtrez, espère bien faire grand bruit. « Avec de la volonté et un rapport de force, tout est possible. On peut faire reculer le gouvernement » a-t-il introduit. Zoom sur ce groupe de militants, sur leurs valeurs et leurs méthodes.
Les décisions politiques
pointées du doigt L'Alternative se veut être un regroupement apolitique. Mais sa cible, ce sont les grandes orientations ministérielles actuelles. ici, on réclame la gratuité des manuels scolaires, l'arrêt immédiat des suppressions de postes qui surchargent les classes et entraînent l'échec scolaire. « Notre ambition est de créer une force capable de contrer les mesures qui nous sont néfastes » explique le leader. Le délégué national, Benjamin Lepez, renchérit : « Tout n'est pas à bannir. L'introduction de la philosophie en seconde est une bonne chose. Mais tout n'est pas rose. Nous voulons nous faire entendre et faire remonter les informations ».
Liberté d'expression et défense de leurs droits démocratiques. Tel est le leitmotiv majeur. S'ajoute à ceci un ras le bol des exclusions d'élèves ayant manifesté.
Bientôt des manifs et blocages ?
« La lutte se planifie et s'organise », explique le meneur. Faire régner l'ordre et gérer au mieux les manifestations. Tels sont également les enjeux de l'alternative. Le trésorier Victor Clerdan prend la parole : « Nous ne sommes pas là pour sécher les cours mais pour agir de façon raisonnée. On ne part pas dans la rue sans savoir pourquoi ». Et à ce petit jeu-là, le syndicat compte bien exclure les « parasites » qui perturbent plus qu'ils n'agissent.
Pour les membres de l'alternative lycéenne, les syndicats majoritaires comme l'UNL (Union nationale lycéenne) et la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) ne semblent « pas assez efficaces. Trop timorés, trop mous et trop portés sur la course à l'adhérent. Nous préférons avoir 100 adhérents actifs que 10 000 qui ne font rien » résume Benjamin Lepez.
Voilà donc les jeunes syndicalistes dans l'attente, suspendus aux projets de Luc Chatel. Ce dernier a annoncé qu'il poursuivrait les réformes engagées par Xavier Darcos, on peut donc imaginer que Florentin et ses camarades se retrouveront dans la rue, dans les mois qui viennent. En attendant, ces syndiqués espèrent bien compter dans leurs troupes quelques jeunes motivés supplémentaires.
Julien PRUVOST
L'Echo de la Lys
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