À la faveur du vingtième anniversaire du Show Band airois, coup de projecteur sur une majorette passionnée... - La semaine dernière, les photos des festivités des vingt ans du Show Band airois parlaient d'elles-mêmes : faire parti du club, c'est avant tout faire parti d'une grande famille, et la famille, c'est sacré.
Pour illustrer nos propos, nous nous sommes intéressés à Angélique Gambier. Du haut de ses 17 ans et demi, elle est la doyenne du club. Pas en âge. En nombre d'années de présence. Cela fait douze ans qu'elle danse pour le club, et la passion est toujours là.
Comme dans toute passion, il y a d'abord eu le déclic. Sa maman Isabelle se souvient : « Déjà, à six ans, elle savait qu'elle voulait faire majorette.
» Habitant Gonnehem près de Béthune, la famille entend qu'une brocante du club est organisée, à l'époque à la salle des fêtes d'Aire-sur-la-Lys.
Le même jour, le club organise une opération porte ouverte. Par curiosité, ils jettent un oeil. Angélique essaie, et c'est le début d'une grande aventure : « J'ai tout de suite adoré l'ambiance, la façon de s'entraîner. À l'époque, c'était Natasha qui entraînait, la fille du président. » « Il y avait une bonne ambiance, un bon encadrement. On savait que l'on pouvait leur faire confiance », dixit la maman.
Le premier défilé, ce sera à Paris, le premier d'une longue série puisque tous les dimanches, elle sillonne les routes avec le club. Angélique n'a alors que six ans. Ses parents la suivent logiquement dans ses déplacements, tout comme ses frères. Des frères qui deux mois après leur soeur intègrent le club en tant que musiciens. Romain roulera le tambour et cognera les cymbales. Guillaume, le grand frère, apprivoise tambour et xylophone.
Les trois enfants font parti du club. Restent les parents. Armel, le papa, se lance et jouera de la grosse caisse pendant cinq ans. Isabelle, la maman, aide le club dès qu'elle le peut. Ensemble, ils découvrent différentes villes, différentes régions. Grâce au Show Band, ils découvrent aussi Disneyland-Paris. « Nous défilions l'après-midi, puis nous avions du temps libre pour découvrir le parc. » Les sorties les emmènent en Allemagne, en Belgique ou encore à Poitiers, au Futuroscope.
Avec deux répétitions par semaine, la famille fait des allers-retours entre Aire et Gonnehem. Quand on aime, on ne compte pas, la preuve. Comme Angélique et sa famille, ils sont nombreux à faire le déplacement pour s'entraîner ou répéter. Cécile, six ans, vient d'Alquines, 80 kilomètres aller-retour. Arnaud vient de Maubeuge. D'autres viennent d'Estaires, d'Armentières, d'Arques, d'Aire-sur-la-Lys évidemment. Quant à la chorégraphe, Cindy, elle vient de Saint-Venant.
Aujourd'hui en CAP petite enfance, Angélique a moins de temps pour les répétitions, tous comme ses frères, respectivement en CAP plomberie et mécanicien de métier. « Ça commence à être difficile. On termine trop tard pour venir. Néanmoins, dès que l'on peut ou que l'on a besoin de renfort, on est là. » Finalement, en douze ans, il s'en est passé des choses. Il y a eu les différents changements de salle, d'entraîneurs : d'abord Natasha, puis Marina, aujourd'hui avec Cindy. « C'est super, on a appris de chacune d'elles. » Ce qui n'a pas changé, c'est l'esprit convivial et la passion. Une passion qu'elle partage avec ses amies du club, Adeline et Amandine. Ses soeurs en quelque sorte. Une grande famille, on vous dit.
Cédric ROUSSEL
L'Echo de la Lys
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