Deux accidents ont tué quatre personnes ces dernières semaines aux alentours de Fauquembergues. Les infrastructures routières sont en très bon état, elles ne peuvent pas être mises en cause, assure le conseiller général et maire (PS) Alain Méquignon qui s'opposerait la destruction des arbres des bas-côtés si la question était posée.
Un garçonnet a perdu la vie quelques jours avant Noël, victime d'une sortie de route sur le grand axe de Fauquembergues en direction de Fruges : la voiture s'était jetée sur un arbre. Quelques jours plus tard, le soir du réveillon, une nouvelle tragédie se jouait sur un axe secondaire de la périphérie du chef-lieu de canton, en direction de Campagne-lès-Boulonnais. Là aussi, la route était bordée d'arbres. Ces drames successifs ont bouleversé les habitants de la région et des gens se questionnent : les infrastructures routières sont-elles en cause ? Non, répondent les élus locaux.
« Un travail titanesque a été mené depuis une dizaine d'années dans les routes du canton », rapporte le conseiller général de Fauquembergues. Alain Méquignon cite pêle-mêle les départementales 157 entre Coyecques et Delettes, 92 entre Fauquembergues et Audincthun, 159 de Beaumetz à Fléchin, etc. Il rappelle que des maisons ont été rasées pour adoucir des virages et constate que « plus les routes sont belles, plus les gens roulent vite » : « Entre Delettes et Fléchin, un radar donnerait des résultats effrayants. » Ainsi, c'est avant tout la vitesse excessive qui est à l'origine de la tragique sortie de route du soir de Noël qui a provoqué trois morts à Thiembronne.
Deux voitures se suivaient. L'une a été bloquée au feu tricolore, route de Campagne à Fauquembergues. Elle a tenté de rattraper l'autre. La catastrophe s'est produite 1 ou 2 kilomètres plus loin. « Cette route de troisième catégorie, peu empruntée, est large de 5 mètres. À 90 kilomètres à l'heure, le virage où l'accident a eu lieu ne pose aucun problème », observe Alain Méquignon. Sylvie Roland, la maire de Thiembronne, partage cet avis : « À cet endroit, la courbe est petite. La route devient sinueuse et plus dangereuse, mais plus loin. Mais on ne peut pas avoir des autoroutes partout. » L'accident qui a coûté la vie à un enfant quelques jours plus tôt est de ceux « qu'aucuns travaux ne peuvent prévenir », regrette Alain Méquignon : « Le papy au volant a visiblement fait un malaise. On n'a aucune prise là-dessus. » Et si on enlevait les troncs qui bordent les routes, puisqu'ils ont eu un rôle fatal ? C'est impossible, d'après le conseiller général : « Imaginez la plaine, sur la 928, en direction de Lumbres. Le chemin devient parfaitement invisible quand le sol est couvert de neige. Les arbres sont indispensables.
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S. L.
L'Echo de la Lys
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