Catherine Calin, assistante maternelle, sa fille Carine et son beau fils Hicham Hatba, tous trois venus de la ville d'Arques, ont comparu ce mardi devant le tribunal de Saint-Omer. On leur reproche d'avoir détourné les chèques d'une dame âgée pour leur profit personnel entre 2005 et 2008.
Ce mardi, au tribunal de Saint-Omer, deux hommes se sont présentés à la barre afin de répondre d'accusation de vol. Le premier, Sébastien Bourdon, 25 ans demeure à Tatinghem. Le second, Romain Postolec, 25 ans, réside habituellement à Ecques mais il est logé depuis quelque temps par les services pénitenciers et ce, jusqu'en décembre 2011 pour vol aggravé.
Près d'une vingtaine de policiers, quatre avocats, et trois juges étaient présents pour une seule et unique affaire ce mardi après-midi au tribunal de Saint-Omer. Pendant plus de quatre heures d'audiences et de délibérés, la Cour s'est penchée sur le problème des migrants et de leurs passeurs.
DUrant une journée, les juges se sont penchés sur le sort de six Érythréens accusés d'être des passeurs de clandestins. La plupart des migrants attendaient le moment propice pour pénétrer dans les camions, stationnés sur l'aire de repos de l'autoroute A26 à Saint-Hilaire-Cottes, en partance pour l'Angleterre.
Ce lendemain de Noël 2009, il n'y a plus de bière à la maison. Vincent Leprêtre boit donc un, deux, trois, quatre, cinq, six petits pastis... Imbibé, il cherche querelle à son épouse, prétextant un vague sujet de téléphone portable. Il raconte au tribunal de Saint-Omer qu'il est ensuite parti monter se coucher.
Philippe Debakker, 37 ans, comparait au tribunal de Saint-Omer jeudi 25 février car il a fait usage de stupéfiants le 4 avril 2009 à son domicile d'Aire-sur-la-Lys.
L'histoire peut sembler banale mais une catastrophe a été évitée de justesse.
A Renty, le 5 juin 2009 au soir, en rentrant de sa semaine de travail de chauffeur routier, Gabriel Leroy, 40 ans, prend l'apéritif avec sa conjointe : quatre rosés. La discussion se fait plus vive lorsqu'il se met à poser des questions à propos de ses contacts sur MSN.
C'est parce que leurs noms sont apparus dans le listing de clients d'un vendeur d'héroïne que Anthony Moro et Guillaume Pourchez ont comparu au tribunal de Saint-Omer ce mardi.
Les deux hommes ne se connaissent pas. Seul était présent Anthony Moro, sans profession, résidant à Arques.
C'est en quelques phrases que le procureur a dégonflé cette affaire qui, de prime abord, avait tout d'un fait grave : un fils adoptif qui insulte son père, jette un téléphone sur la poitrine de sa mère sont des faits graves, surtout quand les parents sont âgés.
C'est menotté que Pascal Lorand, 43 ans, incarcéré depuis septembre 2009 pour une peine de six mois, suite à des violences sur conjoint, arrive à la barre du tribunal de Saint-Omer. Le motif de cette nouvelle comparution : de nouveau des violences sur sa compagne, avec qui il vit depuis 15 ans.
Vivant sous le même toit, Tony Legros et Patrick Leroy ont comparu ensemble au tribunal de Saint-Omer.
Tony Legros est accusé d'avoir fait subtiliser des chèques à la mère d'Emilie Valembois, avec laquelle il effectue une formation professionnelle. Cette dernière aurait ainsi volé des chèques à sa mère Mme Ricouart.
Sébastien Vanpouille a soustrait et falsifié quatre chèques à sa soeur Émilie. Ce jeune poseur de gouttières ne semble pourtant pas avoir de raison évidente de subtiliser ces chèques puisqu'il déclare gagner 1.400 euros par mois. Avec l'objet de son vol, Sébastien s'est simplement acheté pour 188 euros de courses à Auchan, ainsi que des cigarettes.
n Si Arnauld Boncourre a « pété les plombs » ce jour-là, c'est parce qu'il ne supportait plus l'inactivité, et la présence des enfants de sa concubine. C'est le chômage qui l'a poussé dans l'alcool.
Le 20 novembre dernier, une dispute éclate dans la maison d'Enquin-les-Mines.
n Pascal Manier comparait pour la treizième fois à la barre d'un tribunal correctionnel. Il est aujourd'hui victime d'un élan de générosité. Cette nuit d'octobre 2009, les policiers sont interpellés par une voiture qui roule le coffre ouvert, avenue Mendès-France, à Arques.
Jérôme Duhem, 26 ans, négociant en vin, avait l'habitude de rendre quelques services à une personne de plus de 80 ans à Lillers. Cette dernière souffre d'une altération mentale et confond francs et euros. Elle n'a pas forcément besoin d'une protection rapprochée : son entourage veille sur elle, mais c'est aussi une proie facile pour le démarcheur.
Il est environ midi ce 18 mai, et, au volant de son tracteur, Vincent Cabaret transporte de la terre sur un chantier de la rue du Cornet, à Wittes. Sur le bas-côté, le jeune homme aperçoit un collègue : il enclenche la marche arrière pour lui dire quelques mots.
Christian a la trentaine, mais à la barre il a l'allure d'un adolescent. Les mains derrière le dos, le regard baissé, le maraîcher penaud n'est pas loquace. Lors de son réquisitoire, le procureur plante le décor : « le contexte de cette affaire, c'est la ruralité la plus profonde ».
En avril dernier, la péniche chargée d'huile de colza de Joannes Van Der Valk a pris l'eau dans le canal de Neufossé, à Arques. Convoqué ce mardi au tribunal correctionnel, le capitaine du navire devait répondre de rejet de substance nuisible aux poissons, d'aide à l'entrée sur le territoire et d'emploi de salarié clandestin.
C'est avec émotion que le père de Latifa Bouzidi parle de sa fille face à la cour : « Elle fait conneries sur conneries. Moi, les enfants, je les veux sur le droit chemin vous savez... » A la maison, ça va mal entre le père et sa fille. Au point que Latifa se sert dans le carnet de chèque paternel.
Au tribunal de grande instance de Saint-Omer, l'année 2010 sera marquée par la création d'un bureau d'aide aux victimes, a-t-on appris le 4 janvier à l'occasion de l'audience solennelle de rentrée ouvrant la nouvelle année judiciaire. C'est parce que les victimes ont plus que jamais une place reconnue dans notre système pénal que Catherine Schneider, présidente du TGI, a souhaité rappeler la place qu'elles occupaient au sein de la juridiction.